Le ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie, Salif Lamoussa Kaboré , a effectué une visite sur la mine industrielle de zinc de Perkoa dans la province du Sanguié, le 12 janvier 2012. Il s’est rendu dans la mine souterraine de l’usine pour constater l’état d’avancement des travaux dont il s’est rejoui. Il a aussi fait le tour des infrastructures de surface.
« Le minerais de Zinc de Perkoan dont on parle depuis 1985 s’offre enfin au regard ». C’est du moins le constat du ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie, Salif Lamoussa Kaboré. Celui-ci et sa délégation, guidés par le staff de la société Nantou mining Burkina SA, étaient au fond d’un tunnel, dégagé dans les montagnes rocheuses de Perkoa et long de six cent vingts (620) mètres. C’est à l’intérieur de ce tunnel qu’il faut creuser en profondeur, pour pouvoir extraire les minerais de zinc. Habillés comme des cosmonautes pour la circonstance, les visiteurs d’un jour ont parcouru les réalisations souterraines, les uns marchant sans aucune difficulté et d’autres avançant péniblement à cause de l’eau et la boue …
A l’étape actuelle, les ouvriers ont atteint les cent (100) mètres de profondeur mais ils devraient atteindre six cents (600) mètres à terme, pour une extraction maximale du minerais qui offre 85% de zinc et 15% d’argent et de plomb. Déjà, 200 tonnes de minerais extraits, concassés et broyés servent de réserve en cas de rupture de cette poudre servant à la fabrication du concentré de zinc et de plomb. Le ministre Salif Lamoussa Kaboré était aux anges : « je suis très heureux de voir l’évolution rapide du travail et d’avoir enfin pu toucher le gisement longtemps considéré comme un serpent de mer dont on parle et que l’on ne voit jamais… Ma première visite ici, sur ce site, remonte au 14 avril 2011 ; j’encourage la société Nantou Mining Burkina Faso SA à persévérer parce que les retombées seront positives non seulement en termes de recettes fiscales et parafiscales mais aussi pour l’employabilité des jeunes de la région ».
Le directeur de cette société minière, Rogerio Fernandez, a précisé qu’à partir de 2013, un million (1 000 000) de tonnes de minerais sera disponible chaque année.
« C’est une exploitation de gisement à ciel ouvert et le bassin d’eau sera recouvert d’un film plastique parce que l’eau qui sortira de l’usine sera traitée et réutilisée à d’autres fins.
Pour cette deuxième phase des travaux, nous avons déjà investi soixante dix millions de dollars. La première phase nous a coûté cent millions de dollars », a-t-il ajouté. Pendant la visite du ministre Salif Lamoussa Kaboré, des ouvriers s’activaient à mettre en place un immense bassin pour l’usage et le traitement de l’eau. La société Nantou Mining est une filiale de droit burkinabè de la société suisse Glencor datant de janvier 2010 et vient remplacer une société australienne qui a fermé ses portes suite à des problèmes financiers.
Aimée Florentine KABORE
Sidwaya




