Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé mercredi à Ouagadougou la généralisation de l’utilisation des compteurs prépayés en eau, téléphone et électricité en vue de faire des économies et éviter les grosses factures dans l’administration publique.
Dans un communiqué transmis à l’AIB, le gouvernement indique qu’en 2011, les crédits alloués à l’eau, l’électricité et le téléphone s’élèvent à 20.890.765 000 FCFA, soit 20,66% des dépenses de fonctionnement de l’Etat.
D’après le gouvernement un milliard de francs CFA d’économie ont été réalisés entre 2009 et 2011 suite à diverses « mesures d’austérité » relative à la gestion des abonnements de ces fournitures du secteur public.
Afin de réaliser davantage d’économie, le conseil des ministres a décidé du transfert « progressif » de la gestion des crédits y afférents aux ministères et institutions et la « généralisation » des compteurs prépayés dans l’administration publique.
Le gouvernement a, en outre décidé de promouvoir des équipements « économiques » dans les bâtiments publics. Il a par ailleurs annoncé l’élaboration d’une politique de maintenance des équipements électriques et sanitaires au Burkina Faso.
Le gouvernement procédera également à la réalisation de forages et de châteaux d’eau pour les gros consommateurs (casernes, maisons d’arrêt et de correction, les hôpitaux, les écoles, etc.), indique le texte.
Toutes ces mesures, d’après le Conseil des ministres visent à « assurer une efficacité maximale de la politique de maîtrise des dépenses de consommation d’eau, d’électricité et de téléphone de l’administration », indique le gouvernement.
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