La Société d’exploitation minière d’Afrique de l’Ouest (SEMAFO) envisage, en partenariat avec la BAD, la BOAD) et la SFI, de construire pour un coût de 60 milliards de FCFA une centrale solaire de 20 mégawatts destinée à la production d’électricité au Burkina Faso.
Le projet date de l’année dernière quand le gouvernement burkinabé contacta la SEMAFO e vue de se doter d’une centrale solaire pour faire face à ses besoins énergétiques dans un contexte de crise énergétique mondiale.
‘’La réalisation dudit projet renforcera le leadership de notre pays dans un contexte international favorable aux projets en conformité avec les objectifs de Kyoto et les exigences d’un développement durable’’, a justifié le gouvernement
‘’Cet engagement fait partie du programme d’engagement de SEMAFO qui vise à accroître sa présence auprès du gouvernement du Burkina Faso en l’accompagnant dans ses efforts louables de développement socioéconomique du pays. Cet important partenariat vise à augmenter la capacité nationale de production d’électricité afin d’assurer un approvisionnement adéquat et à moindre coût’’, a pour sa part indiqué le Directeur général de SEMAFO, Elie Justin Ouédraogo
La mine de Mana, qui représente environ 65% des activités de SEMAFO, est actuellement alimentée grâce à une petite centrale diesel de 10 MW.
La centrale solaire projetée aura une puissance de 20 MW. Cela représente grosso modo 10% de la capacité de production actuelle du Burkina Faso.
L’électricité produite appartiendra à la société nationale d’électricité (SONABEM), mais SEMAFO s’engage à lui racheter 16 MW. La mine Mana se trouvera ainsi reliée au système électrique national, mais conservera en réserve son système d’alimentation au diesel.
Le projet de centrale prendra la forme d’un partenariat public-privé où SEMAFO détient une participation de 51%, contre 49% pour l’État burkinabé.
Si les résultats sont concluants, le partenariat pourrait même aboutir à la construction d’autres centrales solaires dans le pays.
Le taux d’électrification est seulement de 15% au Burkina Faso, obligé d’importer 18% de l’énergie qu’il consomme.
TT/cat/APA




