La conférence vise à mettre à contribution la science pour augmenter les rendements et permettre au niébé de participer à la réduction de la pauvreté. Selon le directeur de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) « l’objectif est de transformer les innovations technologiques en opportunités d’affaires. » C’est la raison pour la laquelle le thème de cette présente édition est axé autour de « l’amélioration des conditions de vie des populations par les avancées de la science sur la chaîne de valeur du niébé. » Dans une formule assez imagée, la kyrielle de scientifiques venus d’Afrique et d’Amérique promettent de donner « un œil noir à la famine en Afrique », pour cela le niébé est un levier essentiel de lutte contre la pauvreté et la malnutrition.
Pour les chercheurs, le niébé, par ces qualités nutritionnelles et son adaptation à tous les types de climats, peut être une solution dans la lutte conte la faim et la malnutrition en Afrique.
Une conviction que partage le ministre de l’agriculture, selon qui, « cette spéculation présente une triple vocation, de culture vivrière, fourragère et de rente ». C’est pourquoi a ajouté Khadim Gueye, la légumineuse occupe une bonne place dans la politique agricole du pays qui est déclinée dans la grande offensive pour la nourriture et l’abondance (Goana). C’est pourquoi : « l’Etat ambitionne de porter les productions de 86 mille tonnes en 2009 à 450 mille tonne en 2012 », a-t-il dit. Un objectif qui passe par un soutien aux producteurs et un appui à la commercialisation, concède le ministre.
Un objectif qui peut être atteint, selon Mme Lakhmi Menon, directrice adjoint de l’Institut International d’Agriculture Tropicale (Iita). Tout en soulignant « l’importance du niébé », elle reconnaît que c’est « un potentiel à développer » pour accroître l’économie. Un défi qui peut être relevé grâce à la génomie fonctionnelle, la sélection variétale et la lutte contre les parasites qui attaque le niébé. En plus de ces contraintes, il y’a les contraintes liées au stockage et à la commercialisation.
Le problème de stockage est quasiment résolu grâce au projet de stockage de l’université de Purdue (Etats-Unis) sur le stockage du niébé.
Reste à résoudre la question de la commercialisation et surtout celle des destructions opérées par les insectes au niveau des champs. Ce dernier problème, les scientifiques espèrent le résoudre grâce à la genomie, par la mise au point de variétés résistantes.
Dans la suite de la chaîne de valeur du niébé, les chercheurs ont invité les pouvoirs à soutenir la transformation du ce produit. Celle-ci peut permettre d’incruster le niébé dans les habitudes alimentaires des populations et du même coup améliorer les revenus des producteurs.
La conférence organisée par l’Iita, en collaboration avec l’Isra, le programme d’appui à la recherche collaborative sur les légumes secs et l’université de Purdue doit prendre fin ce vendredi 1er octobre. Les conclusions attendues des travaux devront apporter des solutions qui se dressent devant la chaîne de valeur du niébé.
Par Daouda GUEYE
Source : Sud online.sn




