Face à l’inexistence d’un système national cohérent de réglementation, de supervision et de suivi, le Centre féminin d’initiation et d’apprentissage aux métiers (CFIAM) a pris l’initiative de conduire un projet d’élaboration d’un référentiel pour un Brevet d’études professionnelles en tôlerie peinture. La validation des documents de cette étude qui s’est menée dans le cadre d’un atelier ayant réuni des professionnels, des praticiens et des techniciens de la formation professionnelle a eu lieu le 6 août 2010 au CFIAM.
Avec l’appui technique et financier de la direction générale des inspections et de la formation du personnel de l’éducation, et de Oxfam Québec, le Centre féminin d’initiation et d’apprentissage aux métiers (CFIAM) a mené des mois durant un processus d’élaboration d’un référentiel. Le travail des techniciens et professionnels a essentiellement consisté à analyser la situation du travail, rédiger le Référentiel des activités professionnelles (RAP), rédiger le Référentiel de formation et de certification (RFC), produire des modules de formation et valider le RAP et le RFC. Un tel projet est né du constat de la quasi-inexistence d’un système national cohérent de réglementation, de supervision et de suivi dans le domaine de la carrosserie. Il a donc permis d’élaborer un référentiel pour un Brevet d’études professionnelles (BEP) en tôlerie peinture. Une formule qui aura pour conséquences d’améliorer la qualité de la formation au sein du CFIAM, favoriser une meilleure insertion soicioprofessionnelle des filles formées dans ce centre, favoriser l’ouverture de cette filière dans d’autres écoles techniques et contribuer à développer l’enseignement technique et professionnel au Burkina Faso. Pour ce faire, Bernard Zongo, coordonnateur du CFIAM, n’a pas omis de plaider auprès du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique pour une mise en application dans les meilleurs délais de ce référentiel. Il a par ailleurs assuré François Passouryellé Souili, directeur général des inspections et de la formation des personnels de l’éducation (DIFPE), représentant le ministre, de la disponibilité de son centre à travailler aux côtés du ministère pour l’élaboration d’autres référentiels.
Quant au représentant d’Oxfam Québec au Burkina Faso, Oscar Koalga, il a admiré les résultats produits par l’atelier qui confortent sa structure dans son option de soutenir les organisations de la société civile afin qu’elles soient de véritables forces de proposition à l’Etat, de formules porteuses dans le domaine de la formation professionnelle. Aussi a-t-il souhaité une intensification de son partenariat avec l’Association tout pour tous (ATTous) et le MESSRS, ainsi que la réalisation d’autres référentiels de formation, en l’occurrence celles de niveau CAP en tôlerie peinture. Le porte-parole du ministre a promis que ces documents, nouveaux outils de formation adaptés, seraient mis à contribution dans la formation des élèves afin qu’ils répondent mieux aux besoins socioéconomiques du pays.
Juste PATOIN
Source : lepays.bf




