L’État fédéral espère récupérer ainsi les 411 M de dollars qu’il a injectés dans le capital de ces établissements en échange de sa prise de participation entre décembre 2008 et février 2009, ce qui évitera à ceux-ci d’avoir à le rembourser.
C’est la première fois que l’État décide ce genre d’opération pour récupérer son investissement dans des banques qu’il a aidées par le biais de son programme de recapitalisation des banques (CPP), à une exception, notable, près: celle de Citigroup, qui n’a pas eu à rembourser au Trésor les 25 Mds de dollars qu’elle avait reçus via ce plan, le ministère ayant récupéré sa mise en vendant les actions du groupe qu’il avait obtenues en échange.
Dans un communiqué, le Trésor indique qu’il avait récupéré à la date du 14 mars 259 Mds de dollars en remboursements, dividendes, intérêts et autres revenus, dans le cadre de ses deux principaux programmes d’aide aux banques lancés pendant la crise, soit plus que les 245 Mds de dollars qu’il y a consacrés.
Selon les chiffres du gouvernement, le Trésor détient encore des participations dans 361 banques aidées pendant la crise correspondant à une mise de fonds initiale de 16,7 Mds de dollars.
Le Trésor estime que le plan de sauvetage de la finance institué par la loi de stabilisation économique d’urgence d’octobre 2008 devrait se traduire finalement par une perte comptable nette de 67,8 Mds de dollars pour l’État fédéral, au vu des cours de Bourse de la fin novembre 2011.
En fait, la perte devrait être bien moindre puisque le Trésor considère comme perdus les 45,6 Mds promis pour aider des milliers de ménages à obtenir des modifications de leur emprunt immobilier afin de permettre à ceux-ci d’honorer leur remboursements, alors qu’il n’en a déboursé pour l’instant que 3,4 Mds.
Washington, 14 mars 2012 (AFP)




