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Union Internationale des Télécommunications : Vers une modélisation des coûts des réseaux dans l’espace francophone

L’Union internationale des télécommunications (UIT) en partenariat avec les autorités de régulation, a initié une formation de niveau II destinée aux experts des pays d’Afrique francophone, sur la modélisation des coûts des télécommunications. Les travaux de cette rencontre ont pris fin le 26 novembre 2010 à Ouagadougou.

La libéralisation du secteur des télécommunications dans la plupart des pays africains et particulièrement au Burkina est plus que significative. Cette libéralisation a permis une certaine croissance de développement. Cependant, c’est l’impact des coûts de ces réseaux qui sont répercutés sur les utilisateurs qui pose problème. C’est pour trouver des solutions idoines à même de faire baisser les coûts des télécommunications que la trentaine de participants venus de dix pays d’Afrique francophone ont débattu dans notre capitale. Les premiers concernés sont les organismes de régulation qui se sont associés avec l’UIT pour organiser la présente rencontre, car cela ne pourra se faire sans une synergie d’actions entre les régulateurs et les opérateurs. La recherche de solutions aux problèmes que posent la modélisation, l’évaluation et la comparaison entre les différentes approches appliquées ne pourra être effective sans une concertation à travers des échanges constructifs. C’est pourquoi, durant ces cinq jours de travaux, ces experts en télécommunication venus de dix pays d’Afrique francophone ont eu à poser des questions pertinentes aux formateurs car le sujet est assez complexe et délicat. Il était question pour eux de comprendre la modélisation des coûts et de voir sa faisabilité sur le terrain.

Le continent africain a une chance à saisir Nul besoin de démontrer l’importance qu’a apportée la libéralisation des télécommunications. Mais la modélisation des coûts pourrait être plus bénéfique à tous si cela voyait le jour, car, comme l’a laissé entendre la représentante de l’UIT, Prado Carmen, « La libéralisation du secteur des télécommunications est salutaire en ce sens que d’ici la fin de l’année 2010, on aura 5,3 milliards de téléphones mobiles à travers le monde ». Le nombre d’utilisateurs d’Internet dépassera 2 milliards dont 1,2 milliards dans les pays en développement. L’accès aux réseaux de téléphonie mobile est maintenant disponible à 80% de la population rurale. Alors que le marché mobile arrive à saturation. Dans les pays en développement, le taux moyen de pénétration du mobile atteindra 41% en Afrique. Ces statistiques viennent confirmer que le secteur des télécommunications évolue très rapidement et que les pays africains ne doivent pas être en marge de cette progression profitable à son développement. En effet, les régulateurs n’ont cessé de jouer un rôle de premier plan dans la création d’un environnement propice pour favoriser l’innovation et l’investissement en stimulant la croissance du marché. Mais les pratiques de tarification et de modélisation des coûts appropriés qui sont des éléments déterminants pour le secteur des télécommunications ne pourront être effectives sans une approche consensuelle. Pour le président du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation des communications électroniques, Mathurin Bako, la session de formation de niveau II a permis de regrouper des organismes de régulation et des opérateurs de dix pays d’Afrique francophone pour débattre de ces questions qui sont à l’ordre du jour. Pour Mathurin Bako, il est intéressant d’offrir les moyens de communication à la population, mais il serait plus avantageux de leur faire profiter des services à coût réduit. Cette rencontre a été une belle opportunité de confrontation d’idées et d’expériences personnelles selon le porte-parole des participants. Pour eux, ces travaux leur ont permis de passer au peigne fin les différentes facettes de la question, l’importance des concertations qui doivent exister entre acteurs du secteur des télécommunications. Cette synergie est d’autant indispensable entre autorités de régulation et opérateurs pour une baisse des coûts des télécommunications. Nul doute qu’une fois de retour dans leurs pays respectifs, ces experts pourront mettre en application les conclusions de ces travaux pour une communication de qualité à moindre coût.

Ambèternifa Crépin SOMDA

Source : lepays.bf

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