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Un universitaire sénégalais propose une nouvelle politique des transports pour intégrer la CEDEAO

Pour répondre aux objectifs d’intégration de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les Etats devraient arrêter, individuellement, une nouvelle politique des transports, a déclaré lundi à Dakar le professeur Mouhamadou Diakhaté de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Nord du Sénégal).

« Chacune de ces politiques devant trouver son justificatif dans la politique du pays limitrophe auquel il sera organiquement et mécaniquement lié », a expliqué M. Diakhaté qui faisait une communication lors d’un forum initié dans le cadre de la 20ème Foire internationale de Dakar (FIDAK), axé sur la problématique des transports dans l’espace CEDEAO.

Il estime que, pour le cas spécifique du Sénégal, cette politique pourrait reposer sur un programme national d’infrastructures à réaliser à moyen terme, complété par des projets sectoriels planifiés dans le cadre communautaire.

Le professeur Diakhaté cite à cet effet un certain nombre d’infrastructures comme la réhabilitation et le développement des réseaux routier et ferroviaire sur les axes Dakar-Bamako-Abidjan, Dakar-Bamako-Niamey , Dakar-Bamako-Ouagadougou-Lagos, Dakar-Lagos en reliant toutes les capitales de la côte.

Il préconise aussi le développement du frêt ferroviaire voire du ferroutage sur les mêmes lignes, le développement du transport fluvial de marchandises sur toutes les voies pénétrantes (fleuves Sénégal, Niger, etc.) sans compter l’aménagement de plateformes portuaires secondaires pour le commerce inter-Etats.

L’Universitaire sénégalais estime ‘’nécessaire’’ également le développement du cabotage maritime international afin, d’une part, de dynamiser le trafic sur le littoral atlantique nord (axe Casablanca-Nouakchott-Saint-Louis-Dakar-Banjul-Bissau-Conakry) et d’autre part, de réhabiliter les axes du trafic routier sur le littoral sud (axe Bissau-Conakry-Abidjan).

Pour conduire cette politique, M. Diakhaté suggère que l’Etat du Sénégal, qui est entré en 2000 dans un processus nouveau d’intégration régionale avec les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), préconise, avec ses partenaires de la CEDEAO, la création d’une structure inter-Etats pour le financement des infrastructures de transport dans la sous-région.

« Pour ce faire et dans ce domaine spécifique, le recours au partenariat public privé, encore peu développé dans les pays limitrophes, devrait être recherché en privilégiant un « patriotisme économique » sous-régional » recommande M. Diakhaté.

La 20 e Fidak (1-er au 12 décembre) est parrainé par le Mali. Quelque 32 pays participent officiellement à la manifestation à la 20e FIDAK. Il y a 200 entreprises, 22 ministères, 200 entreprises et 8 régions du Sénégal. Au total, 1000 exposants sont attendus sur une surface de plus de 15000 m².

La manifestation a pour thème : ‘’La problématique des transports dans l’espace CEDEAO : défis pour une intégration régionale durable’’.

MS/of/APA

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