L’Etat du Burkina Faso émet, du 10 novembre au 08décembre, à travers la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique, un emprunt obligataire de trente cinq (35) milliards FCFA au titre de l’année 2011 dénommé « Trésor public du Burkina Faso 6,5% 2011-2016 ».L’ annonce a été faite par le directeur général du Trésor et de la comptabilité publique Moumounou Gnamkambary lors d’un point de presse , ce mercredi 16 novembre 2011 à Ouagadougou.
Selon le directeur général du Trésor et de la comptabilité publique Moumouni Gnamkambary, cet emprunt obligataire, ouvert à toute personne physique et morale, devrait aider partiellement l’Etat burkinabé à atteindre les deux cent trente huit (238) milliards dont il a besoin pour les investissements du budget de l’Etat.
« L’emprunt obligataire, dont le prix de l’obligation est de 10.000 FCFA pour un taux net de 6,5%, permettra de lever des fonds pour combler les besoins d’investissement dans des secteurs porteurs de croissance et de développement économique et social », a-t- il déclaré.
Monsieur Gnamkambary a expliqué que la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) constitue le référentiel de la politique économique et sociale du Burkina Faso : « dans le cadre de la réalisation du programme d’investissement du gouvernement contenu dans ce document, il est prévu entre autres sources de financement la mobilisation de ressources au plan national et sous-régional à travers notamment des émissions d’obligations ».
Le mandat exclusif pour structurer et coordonner cette campagne d’emprunt obligataire a été confié à la Société burkinabé d’intermédiation financière (SBIF), a signifié le directeur général du Trésor .
« L’emprunt obligataire est une dette, une créance que contracte l’Etat auprès du public afin d’investir dans des projets de développement », a expliqué le directeur général de SBIF, Alexis Lourgo.
Aussi selon lui, cette « dette souveraine » sera introduite en bourse d’où la possibilité aux acquéreurs de revendre leurs titres avant la maturité des cinq (5) ans que dure l’emprunt.
Cette émission constitue la sixième émission d’emprunt obligataire et la deuxième par syndication.
La première, intervenue en 2003 avait permis de mobiliser vingt cinq (25) milliards pour un besoin exprimé de 15 milliards FCFA. Cela avait servi entre autres à dédommager les « déguerpis » du projet Zaca et à installer, au profit de la SONABEL, une centrale électrique dans la commune rurale de Komsilga.
AB/SB




