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UMOA : le Comité de stabilité financière invité à « privilégier une coordination dynamique »

Le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) Philippe-Henry Dacoury-Tabley a appelé, vendredi à Dakar, les membres du Comité de stabilité financière dans l’Union monétaire ouest-africaine (CSF-UMOA) à « privilégier une coordination dynamique » dans la conduite de leurs différentes actions, pour « repérer les risques ou les déséquilibres » de nature à mettre à mal la stabilité financière au sein de l’Union.

« Les acteurs financiers ont une propension naturelle à développer de nouvelles activités entre les lignes de la réglementation, là où l’absence et/ou la faiblesse de la régulation serait à la base de conditions d’exercice illégales », a-t-il indiqué à l’ouverture de la première réunion du CSF-UMOA.

« Il est important, pour la crédibilité de notre Comité, de nous organiser pour repérer les risques ou les déséquilibres liés à ce phénomène qui peuvent, si on n’y prend garde, mettre à mal la stabilité financière », a dit le gouverneur de la BCEAO à l’endroit des membres de cette instance récemment mise en place.

Le Comité de stabilité financière dans l’Union monétaire ouest-africaine (CSF-UMOA) a été créé suite à la signature, le 20 mai dernier à Lomé (Togo), d’un protocole d’accord paraphé par les présidents du Conseil des ministres de l’UMOA, du Conseil des ministres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA) et du Conseil des ministres de tutelle de la Prévoyance sociale.

Présenté comme un cadre de concertation, de coopération et de coordination entre régulateurs et superviseurs du secteur financier de l’Union, le CSF-UMOA vise à consolider la stabilité du secteur financier et, partant à renforcer la confiance des acteurs économiques, aux plans interne et externe.

« Sur la base de ses analyses, le Comité émet des avis et recommandations pour la conduite des actions propres à assurer le bon fonctionnement et l’efficience du système financier pris dans son ensemble », a noté Philippe-Henri Dacoury-Tabley.

« Le démarrage de nos activités permet à l’Union de se doter d’un dispositif approprié pour répondre aux principaux défis auxquels elle se trouve confrontée en matière de stabilité financière », a-t-il ajouté, se félicitant du rôle de précurseur joué dans ce domaine par l’UMOA.

« Nous sommes dans l’ère du temps, et même des précurseurs, en Afrique et dans notre zone, puisque la quasi-totalité des régions du monde se dote de structures de cette nature », a relevé le gouverneur de la BCEAO.

Il a ajouté : « Nous sommes les acteurs d’un moment important dans le processus de consolidation des bases de la stabilité de notre système financier ».

Selon lui, « il est aujourd’hui établi que, quel que soit le niveau de développement des économies, la stabilité et la solidité du système financier constituent des conditions essentielles pour soutenir la croissance ».

« La récente crise financière qui s’est muée en une crise économique dont les conséquences tardent à s’estomper, en donne la preuve », a indiqué Philippe-Henri Dacoury-Tabley.

L’ordre du jour de la première réunion du CSF-UMOA porte en premier sur l’adoption d’un règlement intérieur devant préciser les modalités d’organisation et les règles de fonctionnement du Comité, avant la définition d’un programme de travail pour 2011.

Au cours de ses travaux, le Comité de stabilité financière dans l’Union monétaire ouest-africaine (CSF-UMOA) « aura à passer en revue, de la manière la plus exhaustive possible, les principaux risques qui pèsent sur le secteur financier de l’Union et leurs implications sur la stabilité financière ».

BK/CTN

Source : aps.sn

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