Etre présente dans trente pays africains d’ici 2010 et prendre le leadership africain des services financiers. Telles sont les ambitions de la banque UBA, née d’une mégafusion il y a seulement quatre ans.
Fruit de la fusion en 2005 entre UBA, alors troisième banque du Nigeria, et la Standard Trust Bank, cinquième en termes d’actifs, celle qu’on appelle aujourd’hui United Bank for Africa est un conglomérat puissant, renforcé par l’acquisition de la Continental Trust Bank. Aussi, UBA est le fruit de la vision nigériane de doter le pays de champions continentaux. L’institution revendique 6,5 millions de clients dans les segments du retail, commercial et corporate banking et quelque 8,5 millions de cartes bancaires.
« Nous sommes opérationnels dans huit pays africains, ainsi qu’aux USA et en Grande-Bretagne, avec, au 30 septembre 2008, quelque 200 000 clients à l’extérieur du Nigeria », résumait M. Elumelu.
Au 30 septembre 2008, le groupe comptait 613 agences bancaires à l’intérieur du pays et 55 dans la sous-région. Autant de chiffres qui poussent les dirigeants à afficher des ambitions claires : « Nous avons une vision d’être un leader indiscutable dans les services financiers en Afrique », déclare l’un des membres du conseil d’administration.
Une exposition réduite
Arrivé aux commandes en 2005, Tony Elumelu, directeur général d’UBA, n’en affiche pas moins son ambition, engagé dans une stratégie d’expansion régionale qui a vu la banque quitter son terrain de chasse anglophone pour s’engager dans le monde francophone, avec une présence effective en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Sénégal. « Nous sommes opérationnels dans huit pays africains, ainsi qu’aux USA et en Grande-Bretagne, avec, au 30 septembre 2008, quelque 200 000 clients à l’extérieur du Nigeria », résumait M. Elumelu lors de la présentation des résultats. L’objectif est d’être présents dans 30 pays africains à l’horizon 2010.
D’ici là, 10% du PNB de UBA devraient provenir de l’étranger. L’année 2008 est à marquer d’une pierre blanche avec des résultats impressionnants, détaillés dans le rapport annuel de la banque par Ferdinand Alabraba, président du conseil d’administration : « Notre PNB a augmenté de 55%, nos profits ordinaires avant taxes ont augmenté de 82% (à 56,8 milliards de nairas) et la distribution de dividendes de 15% », résume cette personnalité également arrivée en 2005 et qui compte dans son cursus universitaire plusieurs diplômes obtenus dans les écoles de commerce britanniques. « Bien que nous soyons épargnés par la crise du crédit grâce à nos dépôts solides et à une exposition réduite par rapport au marché international, nous ne sommes pas à l’abri des tendances. » En tout, UBA a vu ses actifs progresser de 39% à 2,2 trillions de nairas, résultat d’une poussée extraordinaire de l’activité bancaire. Les engagements crédit ont augmenté de 40% à 448 milliards. Les dépôts ont progressé au rythme de 47% à 1,3 trillion de nairas.
Ce résultat est le fruit d’une réorganisation annoncée courant 2008 par Tony Elumelu, qui avait structuré la banque en six pôles business et trois pôles stratégiques.
Du reste, UBA entend poursuivre son expansion en Afrique en diversifiant ses activités, en augmentant ses revenus et en diminuant le risque.
A.W.
Source : lesafriques.com




