Le magazine américain Forbes a publié, hier mercredi, la liste des hommes les plus riches de la planète. Ils sont cette année 1.226 milliardaires à y figurer, un record depuis le premier classement effectué il y a 25 ans.
La liste compte une fortune cumulée d’environ 4.600 milliards de dollars, partagée entre des milliardaires de 58 pays différents. Bien que sa fortune se soit amoindrie de 5 milliards de dollars entre 2011 et 2012, le Mexicain d’origine libanaise Carlos Slim vient au sommet du classement pour la troisième fois consécutive, avec 69 milliards de dollars, gagnés dans les télécommunications. Il est suivi de l’Américain Bill Gates, fondateur de Microsoft, avec 61 milliards et d’un autre homme d’affaires américain, Warren Buffett (44 milliards).
Les hommes les plus riches du monde, selon le classement de Forbes, viennent des Etats-Unis et d’Asie pour la plupart. Quelques Maghrébins en font partie… Ils sont tous de nationalité marocaine. Le Maroc compte, en effet, trois fortunes de « dimension mondiale ». Il s’agit de Miloud Chaâbi (2,9 milliards de dollars, 401ème), d’Othman Bendjelloun (2,3 milliards, 541ème) et d’Anas Serfioui (1,6 milliards, 804ème).
Les Marocains : 6e, 11e et 12e du Top-40 des fortunes africaines
Miloud Chaabi n’était pas inconnu des classements Forbes puisqu’il a figuré à la 6ème place du Top-40 des fortunes africaines en novembre dernier. Il a fait ses débuts dans l’immobilier avant d’élargir ses activités, grâce à Ynna Holding, à l’agroalimentaire, à la grande distribution et aux énergies renouvelables.
Othman Bendjelloun, lui aussi classé dans le Top-40 des fortunes africaines de 2011 (11ème), a bâti sa fortune, selon Forbes, dans les assurances à la fin des années 1980 pour, ensuite, étendre ses activités au secteur bancaire. Sa Banque, la BMCE, cotée en Bourse, est présente dans plus d’une douzaine de pays africains. Sa holding FinanceCom opère dans des secteurs comme les télécoms et les nouvelles technologies, rappelle le magazine américain.
Douzième fortune africaine en 2011, Anas Sefrioui, PDG du groupe immobilier Addoha, s’est enrichi grâce aux contrats publics de construction. Il a commencé à s’imposer quand il a remporté un contrat pour construire un lot de logements subventionnés par le gouvernement sous le patronage du roi Hassan II, à la fin des années 1990. Par la suite, en 2005, il en a remporté un autre de 1 milliard de dollars.
Les Sawiris père et fils : 11,1 milliards de dollars
Les milliardaires africains représentent un peu plus de 1% du classement partagé par les Sud-africains, les Nigérians, les Marocains et les Egyptiens. Pour l’Egypte, les frères et père Sawiris occupent une bonne position, à commencer par Nassef, le plus jeune de la famille, qui dirige Orascom Construction Industries (OCI) et qui, avec 5,1 milliards de dollars, a la 199ème fortune mondiale.
L’aîné des fils Sawiris, Naguib (367ème, 3,1 milliards), le patron d’Orascom Telecom, n’est pas inconnu en Algérie, où son nom est lié à l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy. En 2010, il a vendu sa participation dans Orascom Télécom Algérie (OTA) au russe VimpelCom pour 6,5 milliards de dollars. Selon Forbes, il est toujours à la recherche de réinvestissements dans les télécommunications. En janvier dernier, il aurait acheté 21% de Telekom Austria avec un investisseur autrichien, Ronny Pecik.
Le patriarche des Sawiris, Onsi, occupe la 401ème place mondiale avec 2,9 milliards de dollars. La fortune additionnée des Sawiris, à en croire Forbes, atteint 11,1 milliards de dollars.
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