Ouagadougou abrite du jeudi 17 au vendredi 18 novembre 2011, un forum économique regroupant des hommes d’affaires du Burkina et de la Côte d’Ivoire. La cérémonie d’ouverture de ce forum qui marque le début des travaux de la 2e conférence au sommet, a été présidée par le ministre en charge du Commerce du Burkina, Arthur Kafando.
Selon le ministre en charge du Commerce, Arthur Kafando, qui avait à ses côtés, son collègue ivoirien, Dagobert Banzio, le forum économique, qui se tient du 17 au 18 novembre 2011, marque le démarrage des travaux de la 2e conférence au sommet entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Après avoir demandé une minute de silence en la mémoire de El Hadj Oumarou Kanazoé, au nom de toute la communauté des affaires, le ministre Kafando a souligné que la rencontre de Ouagadougou doit permettre au deux pays d’examiner les avancées au niveau économique et commercial. Evoquant certains goulots d’étranglement (les tracasseries) qui affectent le trafic routier et ferroviaire entre ces deux Etats, le patron du Commerce burkinabè en a appelé à une véritable intégration qui passe avant tout, par une levée des barrières. « Il faut que nous ayons le courage au niveau des deux pays, de faire une intégration véritable et non seulement des déclarations politiques », a-t-il martelé. Et d’ajouter : « la sous-région ne peut avoir d’avancée que si le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ne fassent cette intégration qui soit la locomotive de l’UEMOA ». Le ministre Arthur Kafando a relevé qu’à l’image de la France et l’Allemagne dans l’Union européenne, les présidents Blaise Compaoré et Alassane Ouattara ont souhaité que les deux pays soient le moteur de l’économie de la sous-région. Le ministre a alors souhaité de vive voix, que cela soit une réalité à partir de cette 2e conférence au sommet qui, a-t-il avancé, va à terme, permettre, entre autres, une fluidité de la circulation entre les deux pays et la construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou. Pour la 1re vice-présidente de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCI-BF), Alizèta Ouédraogo, par ailleurs PDG de Tan-Aliz, le forum offre aux opérateurs économiques du pays des « Hommes intègres », une opportunité de nouer et surtout, de consolider des relations de coopération avec leurs homologues Ivoiriens de qui ils sont toujours proches. Mme Ouédraogo a ensuite exprimé sa compassion aux victimes de la récente crise sociopolitique qu’a traversée le « pays d’Houphouët ». De son avis, la reprise de l’activité économique dans ce pays est un facteur qui va donner plus de vitalité et de dynamisme à l’économie du Burkina. « Je suis convaincue que, grâce à la paix et à la sérénité retrouvées en Côte d’Ivoire, le dynamisme des entreprises ainsi que la volonté politique affichée de part et d’autre, les relations économiques entre nos deux pays vont s’intensifier et se conforter, tant les opportunités d’affaires encore inexploitées existent », a-t-elle professé. Profitant de la tribune, Mme Alizèta Ouédraogo a invité les hommes d’affaires ivoiriens à une forte participation à la 2e édition du Forum ouest-africain de développement des affaires (Africallia). Le premier-vice président de la Chambre de commerce et d’industrie de la Côte d’Ivoire, Nicolas Djibo a rappelé l’intérêt du forum économique qui, de son point de vue, marque la part importante prise par le secteur privé dans la consolidation et la coopération entre les deux Etats. « Les entreprises ivoiriennes et burkinabè voudraient, à la suite des politiques, marquer leur engagement à œuvrer au développement économique, à l’épanouissement du secteur privé et au rapprochement de ces pays frères », a expliqué M. Djibo.
Le forum a été l’occasion pour les ministres des deux pays, de faire une présentation de l’environnement des affaires et des potentialités économiques de leurs pays.
Nombamba Didier OUEDRAOGO
Fleur BIRBA
Sidwaya




