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Textile africain : Le SITA, vitrine de promotion

Pour promouvoir et valoriser le coton, Interpub, une structure privée, organise depuis 2009 le Salon international du textile africain (SITA). Les deux précédentes éditions, c’est-à-dire celles de 2009 et de 2010, ont connu un grand succès. Toutefois, l’édition 2011 a reçu un coup dur. Le directeur général du SITA, Abdoulaye Mose, explique dans les lignes qui suivent les raisons de cette débâcle.

Exposition-vente d’une semaine avec des exposants venus de plusieurs pays , soirée de défilé de mode, conférences sur des thèmes variés, nuit du coton marquée par des prestations d’artistes d’ici et d’ailleurs. Telles sont, entre autres, les activités qui sont menées pendant le Salon international du textile africain organisé par Interpub. Les deux premières éditions tenues respectivement en mai 2009 et en novembre 2010, ont connu un succès selon le directeur général du SITA, Abdoulaye Mose. « Pendant chacune de ces deux éditions, et ce durant une semaine, nous avons organisé des expositions avec des exposants venus de différents continents, des defilés de mode avec des stylistes venus de partout, une nuit du coton à laquelle plusieurs invités de marque ont pris part. Ces éditions ont connu un immense succès ». Mais pour l’édition de 2011, les choses se sont passées autrement. En effet, le SITA, qui se tient habituellement sur une semaine avec des invités venus de partout, s’est déroulé cette année en une journée, en présence de quelques invités nationaux. L’édition s’est trouvée amputée de la quasi totalité des activités qui donnaient à l’événement toute sa dimension. Le directeur général du SITA s’explique en ces termes : « Nous avons ouvert les portes de la 3e édition du SITA dans des conditions difficiles. La première raison qui est d’une moindre importance est la crise qu’a connue le Burkina depuis le mois de février. Avec cette crise, nous avons eu du mal à asseoir une bonne organisation du salon. La seconde raison qui est la plus importante est l’organisation d’un salon similaire dans le mois de septembre par l’organisation islamique en collaboration avec l’Office national du commerce extérieur ». Il ajoute que l’organisation de ce salon a paralysé le sien. « La plupart de mes partenaires qui sont à l’intérieur et à l’extérieur du Burkina, qui ont appris le projet de l’organisation du salon en septembre, m’ont demandé s’il doivent venir à ce salon ou alors au salon que j’organise. En bon Burkinabè, je leur ai dit d’honorer leur présence à celui de septembre ». Ce qui est irritant, a affirmé Abdoulaye Mose, c’est qu’ils n’ont été informés ni associés à l’organisation du salon pour le mois de septembre. « C’est dans la presse que nous avons appris l’organisation d’un salon international du textile africain dans le mois de septembre de cette année. Si nous l’avions su à temps, nous n’aurions pas tenu le nôtre ». Il estime qu’ayant fait les premiers pas dans le domaine, il devrait être associé à ce salon en septembre. « Pourtant, le gouvernement a toujours soutenu notre salon ; même cette année, il l’a fait. Donc je ne comprends pas pourquoi organiser un salon similaire sans nous associer ni même nous en informer », a-t-il laissé entendre. Malgré ces difficultés, la 3e édition s’est tenue le 26 juin 2011 au SIAO avec une seule activité : la nuit du coton. Une nuit pendant laquelle plusieurs activités ont été menées dont, entre autres, un défilé de mode, des prestations d’artistes, et des remises de prix. Dans ce dernier registre, le prix du meilleur producteur du coton, c’est-à-dire celui qui a produit le plus de tonnage à l’ hectare, est revenu à Tamini Luc de la Boucle du Mouhoun. Celui-ci aura produit 2 tonnes de coton à l’hectare. Il a reçu la somme de 200 000 F CFA plus un trophée. Le prix du meilleur tisserand du coton a été remporté par Gérard Hien qui a reçu la somme de 100 000 F CFA en plus d’une machine à coudre et une attestation. Quant au prix du plus jeune styliste de cette édition, il est revenu à Astrid Bembamba. Elle a reçu la somme de 50 000 F CFA et une machine à coudre plus une attestation. Au cours de cette nuit, une dizaine de personnalités qui encouragent ou valorisent le textile africain ont également été récompensées par des attestations. Parmi celles-ci, Pascal Yemboini Thombiano, Mme Koumba Boly Barry, Mélégué Traoré, Me Bénéwendé Sankara. Rendez-vous est pris pour la quatrième édition selon le directeur général du SITA, Abdoulaye Mose

Yannick SANKARA

Le pays

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