Bamako abrite depuis hier les travaux de la réunion du Comité des régulateurs nationaux de télécommunications (CRTEL) des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Le thème central de cette rencontre est : « Cadre commun de reconnaissance mutuelle des homologations des équipements ». La cérémonie d’ouverture de la rencontre était présidée par Baba Konaté, conseiller technique au ministère de la Communication et des Nouvelles technologies. Elle s’est déroulée en présence de Abossé Akue-Kpakpo, expert des TIC à la Commission de l’UEMOA, du directeur général du Comité de régulation des télécommunications (CRT), Choguel Kokalla Maïga.
Étaient également présents, le représentant de l’Agence marocaine de réglementation des télécommunications (ANRT), Abdelkerim Belkhadir, des responsables des services de l’État, tels que la Douane, les Impôts et de nombreux experts venus de la sous-région. La quatrième session du CRTEL tenue en juin 2010 à Abidjan, avait décidé de tenir la prochaine rencontre à Bamako afin de définir un cadre législatif et réglementaire harmonieux et équilibré pour l’ensemble des réseaux des télécoms dans l’espace UEMOA. Pendant trois jours, les experts vont définir une stratégie de communion en terme d’équipements et de matériels usuels pour le secteur des télécommunications. Pour y parvenir, ils discuteront du cadre réglementaire de l’activité d’agrément ; des procédures d’agrément ; de la normalisation et de l’élaboration des spécifications techniques d’agrément ; du projet de lignes directrices pour la création d’un cadre de reconnaissance mutuelle des homologations dans l’espace UEMOA. La session va donc s’efforcer d’harmoniser stratégies et équipements et parvenir à une meilleure performance du secteur des télécommunications, a indiqué le directeur du CRT. Le secteur des télécommunications, comme les autres secteurs de développement, n’échappe pas au processus d’intégration vers lequel s’orientent toutes les politiques de développement de nos États, a constaté Choguel Kokalla Maïga. Il s’est, à ce propos, félicité de l’attention particulière accordée par le gouvernement à la promotion et au développement du secteur des télécommunications. Cette volonté politique se concrétise, entre autres, par l’organisation de plusieurs rencontres sous régionales. Le représentant du ministère de la Communication et des Nouvelles technologies a jugé que la mise en commun des équipements s’avère un palier important pour le secteur des télécommunications dans le monde entier. « Le développement harmonieux et équilibré du réseau mondial des télécommunications est dans l’intérêt tant des pays développés que des pays en développement. Pour cela, il est nécessaire de définir des normes appropriées pour tous les États membres de l’Union internationale des télécommunications », a résumé Baba Konaté qui a insisté sur la nécessité pour nos États de participer pleinement aux activités de normalisation des télécommunications au sein l’instance mondiale.
par Lassine Diarra
L’Essor




