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Technologies américaines des routes : Du scepticisme à une fière conviction

Dans notre élément du 22 février 2011 à propos de l’aménagement de la route par une société américaine suivant une technologie inhabituelle chez nous, la population exprimait un scepticisme. Nous nous sommes rendu sur les lieux d’exécution des travaux en fin de matinée du 23 février 2011 pour constater de visu les retombées de cette expérimentation. Cette voie longue d’un kilomètre et large de 8 mètres est située à la zone I, à proximité de l’école « Bao Yam », au côté Ouest. Elle sera très incessamment ouverte au trafic urbain, au grand bonheur des usagers qui diront adieu à la poussière et aux nids de poule qui y étaient leur lot quotidien.

Comme précédemment évoqué, une voie est en plein aménagement dans l’arrondissement de Bogodogo à quelques mètres de l’école Bao Yam, vers le côté ouest, dans la zone I. Une des particularités bien remarquable de l’exécution de ces travaux est l’usage d’une technologie peu connue sur le continent africain. Cette voie prend corps progressivement et rassure les usagers. Tous ont hâte de voir les fruits, la finition de cette nouvelle expérience qui, selon le promoteur, est très adaptée à nos zones. En tout cas, ce ne sont pas les riverains de cette voie qui diront le contraire. Pour ce qui est de la technologie, elle a consisté, en deux jours à obtenir une voie propice à la circulation et exempte de poussière sans avoir recours à du bitume. Il s’est agi pour Kovi Sedjro et son équipe de procéder en amont, à l’entame des travaux, d’élaborer une fondation de la route avec de la chaux hydratée ou industrielle et, en aval, par la phase relative à l’établissement de la bicouche par le truchement d’un liquide, le polymère ou socsilde. C’est ce liquide, qui permet l’adhésion des graviers, versés par la suite comme la seconde couche, a expliqué le promoteur. Ce revêtement octroie à la voie une belle vue et se renforce au fur et à mesure que le trafic y a lieu. C’est ce que nous avons effectivement remarqué à notre arrivée. La densité de la fondation standard pour les routes pareilles est de 80 %. En ce qui concerne celle en aménagement par la société américaine, elle est au delà de 100%. C’est du moins le constat du laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP), a laissé entendre le promoteur.

L’avancement des travaux conquiert le coeur des riverains

Pour Mando Wahabou, commerçant et riverain de la route, cette oeuvre est tout simplement merveilleuse. D’ores et déjà, nous adressons nos remerciements aux autorités communales, en l’occurrence Simon Compaoré et aussi le maire de Bogodogo qui n’ont ménagé aucun effort pour qu’on acquiert ce patrimoine routier, a-t-il dit. Athanase Ouédraogo, couturier dont l’atelier est situé à quelques encablures de sa voie, traduit son satisfecit quant à une route qui vient à point nommé comme une épine tirée du pied. Car, pour lui, les usagers tout comme les riverains respiraient la poussière auparavant. Mais avec cette voie qui n’est pas totalement achevée, nous pouvons dire que nous aurons un souffle nouveau.

« Nous souhaitons avoir de telles voies »

Quant à Ousmane Nikiéma, il a abondé dans le même sens que ses prédécesseurs, en étayant qu’ils n’espéraient pas avoir une route cette année. De ce fait, nous nous réjouissons pour ce début d’expérience prometteuse. Nous souhaitons par ailleurs que l’aménagement embrasse une plus longue distance. Je lance un appel aux usagers de faire un bon usage de ce bien commun lorsque les travaux seront à terme.

Roland KI

Le pays

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