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TAN-ALIZ : Les travailleurs s’insurgent contre la mise en chômage technique de 68 des leurs

Le Comité intersyndical (CGT-B/CNTB) de la société Tan-Aliz a initié un point de presse à la Bourse du travail à Ouagadougou, le 17 décembre 2011. Il s’agissait, pour lui, de tenir informée l’opinion nationale sur l’atmosphère qui prévaut à la société Tan-Aliz et d’interpeller les plus hautes autorités du pays afin qu’elles s’impliquent dans la résolution de la crise suite à la mise en chômage technique de 68 travailleurs depuis le 1er décembre 2011.

68 travailleurs de la société Tan-Aliz sont en chômage technique depuis le 1er décembre 2011. Cela n’est pas du goût du Comité intersyndical (CGT-B/CNTB). Pour donner de la voix, il a convoqué la presse, le 17 décembre 2011 à la Bourse du travail à Ouagadougou. Il s’est agi, au cours de la conférence de presse, de décrire la situation et de faire appel au président du Faso, au Premier ministre et au ministère en charge du Travail et de la Sécurité sociale pour une intervention diligente dans la résolution « des problèmes que vivent les travailleurs de TAN-Aliz ». Les travailleurs de la société Tan-Aliz sont venus nombreux en solidarité de corps pour le point de presse. Le présidium, juché sur l’estrade était composé de quelque 5 personnes dont Jean Félicien Kafando, délégué syndical et délégué de personnel et Madi Kaboré. Ce sont ces deux qui ont parlé au cours de la rencontre. La description faite de la situation à Tan-Aliz laisse comprendre qu’il y a eu lieu une première mise en chômage technique de 72 agents, le 10 novembre 2011. Suite à cela, les agents ont observé un arrêt de travail du 11 au 15 novembre afin, disent-ils, que l’employeur revienne sur sa décision et applique l’arrêté de mise en chômage technique . Suite à une rencontre de conciliation qui s’est tenue, les deux parties ont accepté la conciliation. Après quoi, les travailleurs, selon Jean Félicien Kafando, ont fait des propositions à leur direction afin de permettre un départ volontaire par des mesures incitatives. Mais, à en croire les agents, cela est resté lettre morte. Ils en veulent pour preuve la mise en chômage technique de 68 travailleurs depuis le 1er décembre 2011. Ils ont demandé l’intervention des plus hautes autorités pour une résolution de cette crise.

Boureima DEMBELE

Le Pays

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