L’objectif de l’agence est de récupérer les pertes colossales accumulées par les garants hypothécaires alors semi-publics Fannie Mae et Freddie Mac pendant cette crise. Les deux groupes avaient dû être nationalisés pour éviter leur faillite.
L’agence fédérale estime que les établissements qu’elle poursuit ont trompé « Fannie » et « Freddie » sur les produits qu’ils leur avaient vendu, notamment en ce qu’ils « affichaient des caractéristiques différentes et plus risquées que les descriptions contenues dans les documents commerciaux et contractuels fournis ». La plainte porte au total sur 196 milliards de dollars.
En plus de la banque française, les américaines JP Morgan, Bank of America, Citi, Goldman Sachs, Morgan Stanley, l’allemande Deutsche Bank, les britanniques RBS, HSBC, Barclays, la japonaise Nomura ou la suisse Crédit Suisse sont concernées. La Société Générale aurait vendu 1,3 milliards de dollars de produits « subprime » aux deux créanciers hypothécaires. La banque la plus active en la matière était JP Morgan avec 33 milliards de dollars de produits écoulés. En juillet, une plainte avait déjà été déposée contre UBS.
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