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SN-SOSUCO : Mouvement d’humeur des temporaires

Les coupeurs de canne, les sarcleuses et les planteuses de canne communément appelés « les petits travailleurs » de la SN-SOSUCO ont manifesté le mardi 1er février 2011 devant l’usine de la Nationale du sucre. Et cela pour exiger que des dispositions soient prises pour permettre le traitement de leur paie qui doit, en principe, leur être versée le 5 février prochain.

La situation à la SN-SOSUCO connaît chaque jour de nouveaux développements. Après la rencontre des deux ministres avec les délégués des travailleurs le lundi 31 janvier 2011 suite à la grève spontannée du 26 janvier, ce sont les travailleurs employés par les sous-traitants qui ont donné de la voix le mardi 1er février 2011. Ce jour-là, ces acteurs de la coupe de la canne ont déserté les champs pour se déporter à l’usine où ils ont bloqué l’entrée principale. Personne n’entrait ou ne sortait de l’usine. Pas même les véhicules 4 X 4 qui sont arrivés sur le coup de 9 h et à bord desquels se trouvaient des expatriés, selon un témoin. Soungourou Soma, la responsable de ces dames qui cherchent leur pain quotidien en labourant les champs explique qu’elles ont bloqué la porte pour exiger le retour du Directeur général (DG) car c’est lui qui doit tout mettre en œuvre pour que le sous-traitant de la coupe de la canne obtienne le chèque de leur paie dans des délais raisonnables. « Qu’allons-nous dire à toutes ces femmes si le 5 février, nous sommes incapables de les payer ? », se demande-t-elle, inquiète. Nous demandons donc aux syndicats de laisser le DG intégrer son bureau et libérer nos paies », poursuit-elle. De son côté, Fatié Soulama, le sous-traitant en charge de la coupe de la canne, était en plein échange avec le commandant de brigade de gendarmerie de Bérégadougou. Il s’est dit inquiet car en bloquant l’entrée, les femmes empêchent les véhicules transportant la canne de la convoyer jusqu’au moulin. Et celle-ci risque de sécher et réduire considérablement son revenu qui est calculé au tonnage. Les responsables syndicaux ont dit ne rien comprendre à ce mouvement. Selon eux, cette catégorie de travailleurs est payée, en principe, les 5 et 20 de chaque mois. Elle n’a donc pas à réclamer sa paie avant. Ce mouvement d’humeur vient s’ajouter à l’inquiétude des travailleurs qui se demandent comment et quand les salaires de janvier seront payés.

Mamoudou TRAORE

Lepays

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