En partenariat avec l’Union postale universelle (UPU), la Société nationale des postes du Burkina (Sonapost) organise du 12 au 16 décembre 2011 à Ouagadougou, le 1er atelier régional sur l’appui sur le terrain aux opérateurs désignés des pays de l’Afrique de l’Ouest francophone, les Comores et Madagascar. Ce séminaire inaugural d’une série de 7 a pour but essentiel de permettre le redressement durable de la qualité de service sur l’ensemble du réseau postal sous-régional et d’assurer ainsi la viabilité économique des postes par l’offre d’un service de qualité.
Une analyse du secteur postal africain fait ressortir comme insuffisances, entre autres, une participation irrégulière au contrôle continu des délais d’acheminement, une tendance négative de l’évolution de la qualité de service, seulement 14,69% du courrier distribués en J+5, contre 80% prévus par les normes internationales. Une situation loin d’être enviable, pour ne pas dire alarmante, et qui suffit à elle seule à justifier la tenue, du 12 au 16 décembre 2011 à Ouagadougou, d’un atelier régional sur l’appui sur le terrain aux opérateurs désignés des pays de l’Afrique de l’Ouest francophone, les Comores et Madagascar. Le but visé par ce 1er séminaire d’une série de 7, organisé par la Société nationale des postes burkinabè (Sonapost) et l’Union postale universelle (UPU), est de permettre le redressement durable de la qualité de service sur l’ensemble du réseau postal sous-régional et d’assurer ainsi la viabilité économique des postes par l’offre d’un service de qualité. Car, pour reprendre Paul Balma, Directeur général de la Sonapost, « s’il est permis de se féliciter pour ce que, sous l’impulsion de l’UPU, les institutions postales, en dépit du tsunami des TIC et des épreuves diverses, ont su garder la tête hors de l’eau, il convient de prendre conscience que des défis portant sur la qualité de service restent à relever ». Les objectifs du projet consistent donc à rehausser la qualité de l’acheminement et de la distribution du courrier dont il faut garantir la sécurité. Il s’agit également d’appuyer la mise en œuvre de technologies, de systèmes d’évaluation et d’autres outils modernes en vue d’améliorer la qualité de produits dans les pays participants.
« Le courrier postal, un secteur fortement rentable »
Le projet régional vise enfin à développer les compétences des personnels pour l’offre d’une bonne qualité de service. C’est ainsi que les chefs de projets nationaux recevront une formation en méthode « planifier, faire, vérifier, agir » qui repose sur une planification minutieuse, une participation assidue, des décisions fondées sur les faits et un suivi rigoureux. Les postiers francophones réunis dans la capitale burkinabè s’approprieront aussi la technique de gestion des processus, les notions essentielles dans le cadre de toute démarche relative aux systèmes d’évaluation de la qualité de service. Il est enfin prévu, après approbation des jalons et des fiches d’évaluation, la mise à la disposition des participants d’outils pour l’élaboration d’un plan de développement, outil de base pour une amélioration progressive de la qualité de service. Nantis de ces nouvelles connaissances, les séminaristes, acteurs au premier plan de l’exécution du projet qualité, contribueront à la reconquête du domaine du courrier qui, à en croire le DG de la Sonapost, demeure un secteur fortement rentable. Le but à terme étant, selon Rodah Masaviru, Secrétaire générale de l’Union panafricaine des postes, représentée par Paul Ouédraogo, « d’améliorer la qualité des services postaux dans leur totalité », le projet sera en outre accompagné par un renforcement des « capacités en ressources humaines nécessaires pour accompagner la mise en œuvre des nouveaux systèmes d’évaluation de la technologie et d’autres systèmes d’amélioration de la qualité de service ».
Juste PATOIN
Le Pays




