lundi, octobre 5, 2026
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Sept étapes pour recruter le candidat idéal

1 Bien définir le poste

«Le flou est le pire ennemi du recruteur, souligne Christiane Morel, fondatrice et directrice du cabinet conseil en recrutement Ethys à Genève. Quand on crée un poste, il faut définir clairement dans quel but on le conçoit et à quels besoins il doit répondre. Et quand on repourvoit un emploi déjà existant, il s’agit de réfléchir à l’évolution du poste au fil des ans, car les compétences nécessaires ne seront peut-être plus les mêmes qu’à l’époque où le collaborateur partant avait pris ses fonctions.» Concrètement? A-t-on besoin de compétences en informatique de gestion, en langues, en comptabilité financière avec les dernières connaissances en matière de réglementation internationale? Ensuite, veut-on une personnalité communicative et ouverte sur les autres, un créatif, un organisateur ou un as de la gestion des conflits?

2 Préparer l’entretien avec soin

«Un entretien d’embauche s’organise et se structure, recommande Véronique de Sénépart, directrice générale de VdS Assessment. Le recruteur doit poser des questions précises dont la réponse n’est pas induite.» Pour ce faire, il doit rester dans le factuel. Par exemple, en demandant au candidat à quelle occasion il a déjà dirigé une équipe et avec quels résultats concrets. Ou en le priant de donner un aperçu d’une situation où il a dû gérer un conflit. «Il faut centrer l’entretien sur le poste et éviter les questions bateau qui n’amènent rien, du genre quelle est votre couleur préférée ou quelles sont vos forces et vos faiblesses?» renchérit le professeur de psychologie du travail Adrian Bangerter.

3 Ecouter attentivement le candidat

Durant l’entretien, il faut laisser au postulant le temps de répondre aux questions. «Plus il sera en roue libre, plus il livrera d’informations le concernant», explique Christiane Morel. Grâce à quoi l’employeur aura déjà une bonne vision du style et du fonctionnement de son futur employé.

4 Placer le postulant en situation

«Soumettre le candidat à une journée d’essai est riche en enseignements», relève Adrian Bangerter. A cette occasion, le candidat dévoilera sa capacité à communiquer, ou ses réactions en situation de stress. Par exemple, s’il doit vendre un objet ou un service, son futur employeur verra comment il s’y prend: va-t-il vanter tout de go les mérites du produit ou s’intéresser d’abord aux besoins du client?

5 Se montrer transparent

L’employeur doit informer clairement le postulant de la situation de l’entreprise, quitte à lui faire signer une décharge de confidentialité. «Si la société est en mauvaise santé et que le candidat le découvre une fois en poste, la confiance est rompue, explique Christiane Morel. J’ai vu des gens qui quittaient leur emploi pour cette raison après quelques semaines seulement.» Les mots-clés du bon recruteur: confiance, transparence et respect.

6 Gare à l’ami d’enfance

«On ne recrute pas un copain, mais un professionnel qui doit posséder toutes les qualités requises pour le poste», avertit Véronique de Sénépart. Des études ont montré que les employeurs avaient tendance à embaucher des personnes qui leur ressemblaient. Erreur: «Un candidat qui vient d’ailleurs, par exemple d’un autre secteur industriel ou économique, amène du sang neuf, et de nouvelles idées», souligne Christiane Morel.

7 Contrôler les références

«On serait étonné du nombre d’employeurs qui ne les vérifient pas, indique Adrian Bangerter. Et là, le diable se niche dans les détails.» Le professeur recommande de préparer, à l’attention de la personne citée en référence, un questionnaire structuré et centré sur les savoir-faire et les savoir-être nécessaires au poste à repourvoir.

bilan.ch

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