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Secteur des transports burkinabè : Traquer à tout prix l’incivisme routier

La route devient de plus en plus inquiétante au Burkina Faso et il faut que cela s’arrête. C’est l’objectif que s’est fixé le ministre des transports, des Postes et de l’Economie numérique, Gilbert Ouédraogo. Afin d’atteindre cet objectif, il a réuni tous ses partenaires concernés par la question des transports au Burkina Faso lors d’une rencontre d’échanges à Ouagadougou le 12 mai 2011. Il était accompagné de son homologue des Infrastructures et du désenclavement, Jean Bertin Ouédraogo. Chaque acteur est appelé à jouer son rôle afin que les drames soient dorénavant évités. Des engagements ont été pris et le ministre a rappelé à tous l’importance d’opter pour des attitudes citoyennes en circulation.

Un élan spontané des acteurs du secteur des transports, c’est ainsi que le ministre des transports, des postes et de l’économie numérique, Gilbert Noël Ouédraogo a qualifié la mobilisation à la convocation aux échanges sur la sécurisation des transports au Burkina Faso. Ils sont d’ailleurs venus de tout le territoire national afin de donner leur contribution pour des routes plus sécurisées. Avant d’entrer dans les débats, puisque c’est l’objectif de la rencontre, le ministre Gilbert Noël Ouédraogo a demandé une minute de silence en mémoire de tous ceux qui sont tombés sur les routes pour cause d’accident de la circulation. Faisant ensuite le point, il fait constater que de nombreux Burkinabè sont morts sur les routes depuis un bout de temps et ce pour des faits des hommes. Pour lui, les décès par accidents au Burkina Faso sont à presque 80% liés au fait de l’homme lui-même et par conséquent ce sont des vies qui pouvaient être économisées. Le 15 novembre 2008, le Burkina connaissait l’accident de la route le plus grave de son existence à Boromo avec 69 morts, ensuite le 6 mai 2010, des Burkinabè sont morts à Kara (Togo) suite à un accident puis tout récemment le 6 mai 2011 à Atakpamé (Togo), 28 personnes ont perdu la vie sur la route. Il faut arrêter le cycle de morts de la route et cela est possible car pour le ministre, le facteur humain est récurrent dans les accidents. Ce sont, la surcharge, le surnombre, le transport mixte, les excès de vitesse, les conduites sous l’effet de la fatigue et de l’alcool ainsi que le mauvais état technique des véhicules. De nombreux efforts sont faits et les acteurs présents à la rencontre l’ont reconnu. L’Office national de la sécurité routière (ONASER) oeuvre depuis quelque temps à la sécurité sur les routes et ces actions ont été saluées. En dépit des nombreuses actions, les statistiques font état de plus de 500 tués sur les routes et plus de 6 000 blessés par an. Au cours des échanges, les responsables des auto-écoles, ceux de l’union des chauffeurs et routiers du Burkina, les propriétaires des compagnies de transport, les agents de sécurité (gendarmerie et police) ainsi que les sapeurs- pompiers, ils ont été nombreux à donner leurs préoccupations et propositions pour améliorer la sécurité sur les routes. Unanimement, ils ont reconnu la nécessité de lutter farouchement contre la surcharge, l’incivisme sur les routes.

Allier sensibilisation et répression

S’il y a une prédominance humaine dans les causes d’accident, la responsabilité revient aux hommes de jouer leur partition. Les acteurs ont fait des recommandations au ministre pour une accentuation de la formation et un recyclage des chauffeurs de véhicules de transport. Les conditions de travail des chauffeurs. Une amélioration desdites conditions permettra que les chauffeurs évitent les excitants dans la conduite, et qu’un seul chauffeur ne conduise plus de 500 km sans être remplacé. Une kyrielle de propositions qui, somme toute, permettra de retrouver la sérénité sur les routes. Le ministre, après avoir recueilli les préoccupations et propositions, a fait savoir que la sensibilisation se poursuivra mais qu’elle sera alliée à la répression. Ainsi les conducteurs indélicats se verront tout simplement retirer les papiers. La conviction du ministre est que « lorsqu’il y a des vies humaines en jeu, il ne devrait y avoir aucune concession à faire sauf celles visant à les préserver » et les compagnies de transport sont interpellées car le ministère des Transports publiera bientôt la liste des compagnies qui circulent sans respecter les normes de sécurité. Le ministre des Infrastructures et du désenclavement, Jean Bertin Ouédraogo a, quant à lui, soutenu que les infrastructures sont aussi un aspect important dans la sécurisation et les efforts sont faits dans ce sens.

Aimé NABALOUM (Stagiaire)

Lepays

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