lundi, octobre 5, 2026
Google search engine
AccueilActualitéRisques agricoles: une assurance pour se prémunir contre le mauvais temps

Risques agricoles: une assurance pour se prémunir contre le mauvais temps

Les vents violents, les sécheresses, les inondations sont autant de phénomènes climatiques qui remettent en cause les efforts de nos braves exploitants agricoles. Désormais l’assurance climatique permet de gérer ces risques. C’est cette question d’importance qui réunit des experts de l’Afrique de l’Ouest du 24 au 28 août 2009 à Ouagadougou.

Dans le cadre de ses activités, l’Institut d’application et de vulgarisation en science (IAVS) organise, du 24 au 28 août 2009 dans notre capitale, un séminaire régional d’information et de formation sur le processus de mise en œuvre de l’assurance climatique pour la gestion des risques liés au climat et à ses changements dans le secteur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest. Pour le directeur de l’IAVS, Mathieu Badolo, l’assurance climatique est une solution innovante en émergence pour la gestion climatique. En ce qui concerne l’agriculture, elle permet, selon lui, aux paysans de se protéger des risques en achetant un contrat d’assurance avec une société de la place. Ils pourront ainsi se relever en cas de catastrophe climatique : vents violents, sécheresse, inondation…

A la différence de l’assurance classique qui procède à une indemnisation sur la base d’une évaluation des dommages subis, l’assurance climatique, basée sur un indice, indemnise dès lors qu’un certain seuil qui correspond à l’indice prédéfini (cumul pluviométrique, variation de température, vitesse de vents) a été atteint. Comparée à l’assurance classique, l’assurance climatique présente des coûts administratifs et de transaction relativement moins importants. C’est ce qui la rend potentiellement accessible aux populations à faible revenu (notamment les populations rurales des zones arides et semi-arides), et viable pour l’industrie de l’assurance.

Pour les populations à faible revenu et pour l’industrie de l’assurance, elle présente divers avantages : prime d’assurance accessible ; rapidité de paiement des indemnités ; objectivité de la base d’indemnisation (la valeur de l’indice est vérifiable par toutes les parties concernées) ; diversité de la clientèle potentielle : agriculteurs, banques, fournisseurs d’intrants, gouvernements locaux ; la réduction des risques moraux pour ne citer que ceux-là.

Pour Antoine Ouari, représentant le directeur des assurances du ministère de l’Economie et des Finances, il faut travailler à vulgariser cette assurance climatique auprès de toutes les parties concernées, particulièrement auprès des populations rurales ; et à développer les capacités scientifique et technologique, endogènes nécessaires à son déploiement maîtrisé et contrôlé au bénéfice du monde rural et des autres acteurs concernés.

“Le présent séminaire est donc une heureuse initiative qui va permettre à des experts, à des chercheurs et à des acteurs du secteur de l’assurance et de la finance de réfléchir sur les opportunités et les défis liés à l’assurance climatique pour notre secteur agricole au regard de nos réalités climatiques, économiques et culturelles”, a-t-il souligné.

Abdou Karim Sawadogo

Source : lobservateur.bf

RELATED ARTICLES
- Advertisment -
Google search engine

Most Popular