Du 12 au 16 juillet 2010 se tient au Centre régional de formation de Ouagadougou un séminaire régional d’initiation à l’analyse de risque à partir des données contenues dans le Réseau douanier de lutte contre la fraude (CEN). La cérémonie d’ouverture de cette rencontre qui entre dans le cadre du programme d’assistance technique du secrétariat de l’Organisation mondiale des Douanes (OMD), le lundi 12 juillet dernier, a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances (MEF), Daniel Bambara.
Bénin, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, République démocratique du Congo, Ghana, Gambie, Guinée, Liberia, Mali, Maroc, Niger, Nigeria, Sénégal, Tchad et Burkina Faso. Ce sont là les pays de provenance des participants au séminaire régional d’initiation à l’analyse de risque à partir des données contenues dans le Réseau douanier de lutte contre la fraude (CEN) qui se tient au Centre régional de formation de l’Afrique occidentale et centrale de Ouagadougou, du 12 au 16 juillet 2010.
Troisième du genre, cette formation qui entre dans le cadre du programme d’assistance technique du secrétariat de l’Organisation mondiale des Douanes (OMD) sera assurée par Pierre Bertrand et Giorgio Sincovich de l’OMD. La cérémonie d’ouverture de la rencontre a eu lieu le lundi 12 juillet dernier.
Au dire du directeur de l’école nationale des Douanes, Antoine Konditamdé, hôte de la rencontre, l’objectif poursuivi par l’Organisation mondiale des douanes à travers ces ateliers de formation, dont celui en cours, demeure le renforcement des capacités des administrations douanières de la Région Afrique occidentale et centrale pour la réussite de leur mission.
Même son de cloche chez le directeur général des Douanes, Ousmane Guiro, pour qui cet outillage des services de douanes, de nos jours confrontés à toutes sortes de fraudes, va leur permettre de travailler avec célérité en effectuant des contrôles sélectifs et ciblés à partir de la base de données du CEN pour plus d’efficacité.
Il s’agira durant cinq jours de formation, selon le représentant des formateurs, Pierre Bertrand, d’initier les uns et de perfectionner les autres à l’analyse du risque au moyen des données intégrées dans le Réseau douanier de lutte contre la fraude :
« Cette analyse de risque est primordiale au même titre que le renseignement pour la lutte contre la fraude dès lors que les administrations des douanes doivent exercer des contrôles sélectifs et ciblés afin d’éviter de perturber le commerce licite. »
Le mode d’utilisation de la base de données de la CEN, les itinéraires empruntés par les trafiquants, les types de drogues et les moyens de passage illicite sont, entre autres, les points qui seront développés au cours du séminaire de Ouagadougou.
Au dire du secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances (MEF), Daniel Bambara, l’accent sera mis sur la manière dont les données peuvent être employées aux fins du renseignement et de la gestion des risques à partir des données figurant dans le système du CEN.
Pour Daniel Bambara, la fraude peut constituer un obstacle à la mise en œuvre des missions des administrations des Douanes qui sont de garantir une sûreté, une sécurité accrues et une perception efficace des recettes fiscales, de favoriser la facilitation des échanges entre les opérateurs licites, de promouvoir les investissements ainsi que de réduire la pauvreté.
Aussi a-t-il invité les participants à renforcer la coordination, qui améliore l’efficacité collective, car c’est l’échange et le croisement des données qui sont souvent nécessaires pour être efficace face à à des réseaux et à des fraudes organisés :
« Dans un monde globalisé, les administrations des Douanes de la région ne peuvent jouer pleinement leur rôle que si elles disposent d’agents compétents et suffisamment dotés d’une culture de renseignements intégrant l’utilisation des technologies de l’information et de la communication. »
Au sortir de cette formation donc, les douaniers venant de la région occidentale et centrale devront maîtriser la gestion des risques afin d’être plus efficaces.
Hyacinthe Sanou
Source : lobservateur.bf




