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Rencontre BAD/secteur privé burkinabè : Des échanges fructueux

Le vice-président de la Banque africaine de développement (BAD), Bobby Pittman, était hier lundi 18 octobre 2010 à la Maison de l’entreprise de Ouagadougou. Objet de ce déplacement, une rencontre d’échanges avec les acteurs du secteur privé burkinabè, question de recueillir leurs propositions concernant les futures réformes en vue au sein de cette institution financière au service du développement africain.

Du 17 au 20 octobre 2010, le vice-président de la BAD, chargé des infrastructures, du secteur privé et de l’intégration régionale, Bobby Pittman, est en visite de travail au Burkina.

Le lundi 18 octobre 2010, il était dans les locaux de la Maison de l’entreprise de Ouagadougou pour rencontrer les acteurs du secteur privé burkinabè. Pour l’économiste américain, l’objectif de cette rencontre est d’écouter les entrepreneurs afin de recueillir leurs inquiétudes et suggestions entrant dans le cadre de l’amélioration des financements par son institution et ce, en vue des futures réformes à la BAD.

D’entrée, le président du Conseil d’administration de la Maison de l’entreprise, Boureima Nacoulma, a, au nom de tous les participants à la rencontre, souhaité la bienvenue à la délégation conduite par M. Pittman. Ensuite, ce fut le tour d’Issa Kargougou, DG de l’institution hôte, de présenter l’illustre économiste, ancien conseiller du président des Etats-Unis sur les questions relatives à l’Afrique.

Cela dit, le but essentiel de la BAD est de contribuer au développement économique et au progrès social des pays africains. L’essor du secteur privé est un enjeu majeur pour l’Afrique et pour sa banque de développement. C’est pourquoi cette rencontre est une occasion donnée aux acteurs de ce secteur de parler directement aux responsables de l’institution de leurs conditions de partenariat.

La Chambre de commerce et d’industrie, le Groupement professionnel des miniers, l’association des femmes chefs d’entreprise, etc., toute la kyrielle du secteur privé burkinabè était présente à cette rencontre, et elle n’a pas été avare en questions et en suggestions. Grosso modo, les préoccupations de nos hommes d’affaires ont porté sur les modalités de financements de secteurs tels l’agroalimentaire, l’éducation supérieure, l’hôtellerie, l’entrepreneuriat des femmes, le transport en commun, l’énergie et le BTP.

Ils ont en plus émis le vœu de pourvoir directement bénéficier des financements de la BAD sans passer par ses « satellites » (BOAD, ECOBANK). En réponse, Bobby Pittman a avoué le manque de communication de son institution sur les différentes actions qu’elle mène.

En ce qui concerne par exemple l’entrepreneuriat des femmes, il dit qu’un tel projet avait été mis en œuvre au Kenya et peut se faire également au Pays des hommes intègres. Parlant de l’énergie, Pittman affirme que 40 millions de dollars seront consacrés à ce domaine dans les 12 mois à venir, même si c’est le public qui en bénéficiera.

Mais il est envisagé un soutien du secteur informel par exemple en matière d’énergie solaire. Pour ce qui est de bénéficier des financements de la BAD sans passer par d’autres banques, le vice-président a avoué que son organisme n’a pas le personnel requis pour aller directement jusqu’aux entrepreneurs, donc, a-t-il ajouté, cela serait difficile mais pas à exclure. Ces échanges se sont avérés fructueux pour les deux parties dans leurs futures collaborations.

Mohamed Arnaud Ouédraogo

L’Observateur Paalga

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