En prélude à la rencontre gouvernement/secteur privé qui se tiendra le 19 juillet à Bobo-Dioulasso, des rencontres sectorielles se déroulent les 7, 8 et 9 juin 2010 à Ouagadougou. Cette phase préparatoire permettra à la rencontre de Bobo-Dioulasso d’atteindre pleinement ses objectifs.
« Etat des lieux de l’investissement au Burkina Faso : quelles stratégies de relance ? », tel est le thème retenu cette année pour la traditionnelle rencontre gouvernement/secteur privé.
Par ces rencontres annuelles, les deux parties entendent prendre des mesures concertées pour la relance de l’économie et la prospérité du climat des affaires au Burkina Faso d’une part, et d’autre part renforcer la confiance mutuelle entre l’Etat et le secteur privé. Pour cette année, à quelques jours de la rencontre, les acteurs se sont répartis en groupes en vue des éventuels préparatifs.
Ainsi trois groupes passeront successivement les 7, 8 et 9 juin 2010. Le premier groupe, présidé par le ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie, Abdoulkader Cissé, regroupe l’industrie, l’énergie, le commerce, l’artisanat, l’art, le tourisme, l’hôtellerie, l’agriculture, les ressources animales et l’environnement.
Pour le ministre Abdoulkader Cissé, les rencontres sectorielles sont initiées parce que la seule journée dont se tient la rencontre annuelle est insuffisante. « Malgré les acquis de la rencontre, il reste qu’elle se tient en une seule journée au cours de laquelle, il est difficile d’aborder les sujets en profondeur, laissant ainsi à la fin de chaque session, une soif inassouvie des uns et des autres », a fait remarquer Abdoulkader Cissé.
Ainsi donc, toujours selon le ministre, se basant sur les limites et au regard de plusieurs autres préoccupations sectorielles évoquées par les participants à la rencontre de 2007, le chef du gouvernement a pris l’engagement d’organiser des rencontres sectorielles. A l’entendre, ces rencontres sectorielles vont permettre de tenir compte des particularités liées à chaque secteur d’activités et d’arrêter une batterie limitée de mesures avec un maximum d’impacts sur le cadre des affaires.
Au cours de la rencontre du 7 juin, les participants ont examiné le rapport de l’étude sur le thème central, c’est-à-dire « Etat des lieux de l’investissement privé au Burkina Faso : quelles stratégies de relance ? » et fait des propositions sur le thème pour la rencontre de Bobo-Dioulasso. L’objectif de l’étude est de proposer un document de référence faisant le point des investissements privés assorti de propositions de stratégies en vue de stimuler et d’accroître l’investissement productif au plan national. Il est demandé au consultant Pierre Claver Damiba de mener l’étude.
Le consultant a eu pour tâche de faire l’état des lieux des investissements privés dans les secteurs d’activités économiques au plan national, de relever les forces et les faiblesses, les menaces et les opportunités d’investissement au Burkina Faso, de proposer des stratégies concrètes et réalistes en vue de relever le taux d’investissement et d’accroître la productivité, un dispositif de mise en œuvre, de définir les éléments-clés de suivi-évaluation, de participer à l’organisation de l’atelier de validation du rapport provisoire en assurant le secrétariat de l’atelier.
Le document a été finalisé en tenant compte des amendements au cours de l’atelier. Après les rencontres sectorielles, chaque partie, gouvernement et secteur privé, sera fin prête pour la rencontre annuelle prévue pour le 19 juillet prochain.
Rasmané SIMBRE
Source : sidwaya.bf




