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Régulation des télécommunications : Des professionnels se mettent au diapason

Le Burkina abrite la 7e session du Bilan d’aptitude délivré par les grandes écoles françaises en régulation des télécommunications (BADGE). Une session, débutée le 24 janvier dernier, et qui vise le renforcement des capacités d’une quarantaine de professionnels d’institutions de régulation de 17 pays d’Afrique et d’Europe par une formation diplômante. La cérémonie solennelle d’ouverture de cette session a eu lieu le lundi 31 janvier 2011 à Ouagadougou sous la présidence du secrétaire général du Premier ministère, Paul Marie Compaoré.

Le secteur des télécommunications est devenu ces dernières années un moteur de développement socio-économique et politique primordial, surtout pour les pays les moins avancés. Son influence sur le quotidien des populations et de leur niveau de vie est plus qu’une certitude. Il importe de se pencher résolument sur son encadrement aux fins d’un bénéfice certain des populations, premières concernées. Pour y parvenir, le renforcement des capacités tant sur le plan théorique que pratique des acteurs chargés de la régulation s’impose pour une gestion harmonieuse du secteur. C’est à juste titre que des institutions telles que l’ARCE du Burkina, Telecom Paristech, ARCEP de France, FRATEL, l’université de Ouagadougou et l’institut de la Banque mondiale ont organisé la 7e session du BADGE au profit d’une quarantaine de professionnels d’Afrique et d’Europe. Initiée depuis 2005, cette formation diplômante, 7e du genre, réunit des stagiaires d’horizons, de compétences, de formations et d’expériences différents, d’où son avantage, a fait savoir le formateur, Laurent Gille de Telecom Paristech. La régulation des télécommunications est un secteur bien connu des stagiaires de la 7e session de Ouagadougou. Le formateur a rappellé aux bénéficiaires la responsabilité qui est la leur. « La responsabilité qui pèse sur vos épaules est importante, ce qui exige de vous une réflexion permanente sur vos analyses et vos décisions », a-t-il dit aux stagiaires. Il leur a, par ailleurs, souhaité d’avoir la même foi que les promotions précédentes dans l’avenir des télécommunications africaines et aussi de savoir porter leur développement. Le développement des télécommunications en Afrique ne peut qu’être endogène, tenant compte des réalités propres à l’Afrique.

Pour le secrétaire général du Premier ministère, Paul Marie Compaoré, présidant la cérémonie d’ouverture solennelle le 31 janvier à Ouagadougou, la session est une opportunité d’échange d’expériences entre participants et enseignants. Pour lui, « la formation dans le domaine des télécommunications et des communications électroniques est un pilier essentiel de la bonne gestion du secteur. » A propos de l’interconnexion, une mise en application des dispositions réglementaires y relatives s’avère le plus souvent laborieuse et délicate, engendrant des litiges relatifs aux tarifs et au partage de l’infrastructure. La présence de l’Etat, dans sa mission d’assurer une régulation saine et efficace du secteur en raison du caractère stratégique des télécommunications en est la raison. Rappelant l’importance de la régulation, le secrétaire général du Premier ministère estime que l’existence des seuls textes réglementaires n’est pas une condition suffisante. Par contre, la connaissance du marché à réguler les conditions d’entrée dans le secteur, la gestion de la concurrence saine et des ressources essentielles sont des aspects dont la maîtrise par le régulateur est indispensable à la vitalité des communications électroniques. C’est en ce sens que Paul Marie Compaoré a souligné le rôle important de l’Etat dans le secteur et la satisfaction du gouvernement de voir se tenir cette session de formation .

Aimé NABALOUM

Lepays

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