● Taux d’intérêt débiteurs relativement élevés, malgré une baisse en 2010
Les taux d’intérêt débiteurs se sont maintenus à un niveau relativement élevé au cours de ces trois dernières années. A l’échelle régionale, le taux moyen s’est établi à 7,87% en 2008 et 8,27% en 2009, contre 7,62% en 2007. Cette hausse d’ensemble des taux d’intérêt débiteurs semble refléter l’augmentation des besoins de liquidité des entreprises liée notamment à la baisse des recettes
d’exportation et l’accroissement des risques de défaut de paiement dans le contexte de crise financière et économique internationale;
En 2010, les taux débiteurs ont rompu avec la tendance haussière. Le taux d’intérêt moyen s’est établi à 8,11%, soit 16 points de base de moins par rapport au niveau de l’année 2009.
● Disparité des taux d’un pays à l’autre, mais convergence progressive
Les niveaux des taux d’intérêt sont restés différents d’un pays à l’autre entre 2008 et 2010. La place de Dakar a enregistré le taux d’intérêt moyen le plus bas sur la période sous revue (7,30%), suivie de celle d’Abidjan (7,55%). Les taux les plus élevés ont été notés à Niamey (11,38%), à Cotonou (11,34%) et à Bissau (10,75%). Les taux sont ressortis à 9,28% à Ouagadougou, 9,58% à Bamako et 9,79% à Lomé.
Toutefois, l’écart entre les niveaux des taux se réduit. Il était supérieur à 6 points de pourcentage en 2006 et a été progressivement ramené à moins de 4,5 points de pourcentage en 2010. La baisse des taux la plus importante est relevée en Guinée-Bissau, tandis qu’au Bénin, les taux d’intérêt se sont accrus de près de 2 points de pourcentage au cours des trois dernières années.
● Quasi-stagnation des taux créditeurs
Le taux de rémunération des dépôts est resté quasiment stable depuis 2008, année au cours de laquelle il s’est nettement accru. En effet, le taux moyen créditeur est passé de 4,78% en 2007 à 5,08% en 2008 et est ressorti à 5,11% en 2009 et 5,12% en 2010. Les taux créditeurs les plus élevés sont observés au Burkina et en Côte d’Ivoire, avec des taux moyens respectifs de 5,42% et
5,24% entre 2008 et 2010.
● Forte progression des crédits bancaires mis en place
Parallèlement à la hausse des taux d’intérêt, le flux des crédits bancaires mis en place s’est amplifié au cours des dernières années. Les crédits mis en place en 2010 ont atteint 5.578,2 milliards, soit un accroissement annuel de 10,2%, après 10,4% en 2009 et 30,8% en 2008. Cette évolution pourrait refléter les besoins importants de liquidité des entreprises, dans le contexte de la crise
financière et économique internationale.
● Conditions générales de banque quasiment inchangées
Dans l’ensemble, les frais de tenue de compte, les commissions de mouvement de compte et les conditions d’ouverture de compte n’ont pas connu de changements majeurs entre 2008 et 2010.
Toutefois, la plupart des banques ne prélèvent plus de commissions de mouvement de compte ou de frais liés à l’utilisation de carte de retrait. Les montants exigés à l’ouverture de comptes bancaires ont également varié en fonction des banques, sans connaître à l’échelle régionale, de modifications majeures.
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