Quel usage faites-vous de la banque électronique ? Vous vous bornez à consulter vos relevés de comptes sur internet ? Dommage. Car aujourd’hui, les entreprises peuvent effectuer toutes leurs opérations bancaires par voie dématérialisée, de façon simple et à moindre coût. Avec de nombreux avantages à la clé. Alors, ne vous contentez plus du minimum, profitez à plein des atouts de la banque électronique !
De multiples fonctionnalités
Consulter vos relevés de comptes chaque matin, c’est bien. Mais, par la même occasion, vous pouvez récupérer auprès de vos banques une foule d’informations. D’une part, vous pouvez collecter des données sur vos flux au débit, déjà comptabilisés et à venir : avis de domiciliation, avis de prélèvement à régler, avis d’impayés, etc. D’autre part, vous avez la possibilité de récupérer des informations détaillées sur vos flux au crédit : chèques, lettres de change, billets à ordre et prélèvements encaissés, ainsi que virements reçus.
Le canal électronique permet aussi de transmettre aux banques toutes sortes d’instructions. Le dirigeant de l’entreprise ou son responsable financier peut déclencher à distance le paiement des salaires (par virement), le règlement de fournisseurs français ou étrangers (par virement, billet à ordre, acceptation d’une lettre de change ou d’un prélèvement), l’encaissement de créances clients (par lettre de change, billet à ordre ou prélèvement), le rééquilibrage de la trésorerie (par virement)… Seuls les paiements en liquide ou par chèque ne peuvent pas être émis ni encaissés de manière dématérialisée – du moins, pas encore !
Point capital : l’envoi d’un fichier bancaire d’instructions de paiement ou d’encaissement ne suffit pas à déclencher le traitement des opérations par la banque. Avant de passer en mode « exécution », l’établissement de crédit veut être certain que les ordres qu’il a reçus proviennent d’une personne ayant le pouvoir de les donner. « Pour satisfaire ce besoin d’authentification, indique Philippe Blanchet, responsable de l’offre Cash Management France à la Société générale, l’entreprise peut envoyer à la banque un fax de confirmation signé, ou utiliser la signature électronique. Sachant que cette dernière est préférable à tous points de vue ! »
Pour les TPE, l’internet propriétaire
Pour récupérer des informations et transmettre des instructions aux banques par voie électronique, les PME et les TPE ont le choix entre deux formules. Première option : utiliser les solutions « internet propriétaire » des banques. Tous les établissements de crédit proposent ce système. Il suffit que l’entreprise souscrive un abonnement au portail internet de la banque, en indiquant de quels services elle veut disposer. « Cette formule convient parfaitement aux très petites entreprises, explique Christian Le Gouanvic, responsable du développement commercial et marketing de la banque des flux de LCL. Elle est non seulement facile d’utilisation, mais aussi très bon marché, puisque son coût global se limite à quelques dizaines d’euros par mois. »
En revanche, les solutions « internet propriétaire » ont deux inconvénients. « D’abord, elles ne permettent pas de traiter des fichiers de taille importante. Et surtout, elles sont monobanque : chaque établissement de crédit a développé son propre système. Ce qui oblige l’entreprise à utiliser autant de solutions différentes qu’elle a de banques », souligne Christian Le Gouanvic. Par conséquent, si vous travaillez avec deux partenaires bancaires, réfléchissez bien avant de souscrire deux abonnements « internet propriétaire ». Et si vous avez trois banques (ou plus), ne vous posez même pas la question : il vous faut une autre solution.
Pour les PME, la télétransmission
Cette autre solution plus puissante, accessible aux PME, s’appelle la télétransmission bancaire. Elle permet à l’entreprise de communiquer avec ses banques dans un langage standardisé, compréhensible par tous les établissements de crédit, qu’on appelle « protocole de communication bancaire ». « Pour passer à la télétransmission, l’entreprise et ses banques doivent se mettre d’accord sur le protocole qu’elles vont utiliser et sur les formats des fichiers qu’elles vont échanger, explique Philippe Blanchet, de la Société générale. Ces précisions sont fixées de façon contractuelle : la société doit signer un contrat de télétransmission avec chacun de ses établissements de crédit. »
Par Nathalie Mourlot | LEntreprise.com




