L’atelier de validation du rapport diagnostic et projet de cahier des charges pour une gestion privée de la composante chaîne de froid et distribution des produits halieutiques du Centre d’approvisionnement et de distribution des produits de pêche (CADIPP), présidé par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’hydraulique et des ressources halieutiques, Adama Compaoré, a eu lieu le 6 janvier 2011 dans les locaux dudit projet. Ce rapport a été produit par le cabinet Appui conseil international pour le développement (ACID).
Le Burkina Faso n’est pas un pays de pêche mais le poisson contribue de façon significative à la sécurité alimentaire. Le gouvernement burkinabè, avec le soutien de la République de Chine Taïwan, dans le cadre de la mise en oeuvre de sa politique de lutte contre la pauvreté, a créé un Centre d’approvisionnement et de distribution des produits de pêche (CADIPP) pour accompagner l’accroissement de la production et faire face aux problèmes de qualité et de distribution. Ce projet est composé de plusieurs étapes dont celle de la privatisation de la composante chaîne de froid et distribution des produits halieutiques qui constitue l’étape ultime.
L’étude faite par le cabinet ACID, selon une approche participative et inclusive de l’ensemble des acteurs concernés, avait pour mission de permettre un transfert dans les meilleures conditions de rentabilité financière et de pérennité de cette composante. Au cours de l’atelier du 6 janvier 2011, les participants ont examiné le contenu du rapport. Ainsi les principaux acteurs ont été informés de la gestion des acquis du CADIPP et sur le processus de changement de son statut. Aussi cet atelier a-t-il permis d’enrichir et valider le rapport du diagnostic et le projet de cahier des charges. Il avait, en plus, pour mission d’instaurer la confiance entre les principaux acteurs à travers le consensus et l’assurance de la transparence dans le processus de transfert de la composante chaîne de froid du CADIPP à la gestion privée. Cette privatisation, selon les pêcheurs et les mareyeurs, va contribuer à relancer la filière poisson au Burkina.
Françoise DEMBELE
Lepays




