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Production d’informations financières : Les acteurs de la bourse se mettent à jour

Les acteurs du marché financier ouest-africain doivent parler le même langage que les intervenants des autres places boursières du monde. C’est ce à quoi s’engage le Conseil national de la comptabilité (Cnc). Le vendredi 9 décembre, cela s’est traduit par l’organisation d’un séminaire de sensibilisation. Le président du Cnc, Adama Koné, a motivé sa tenue. C’est que les scandales financiers des années 2000 en Europe et aux Etats-Unis ont conduit à une harmonisation de la présentation et du contenu des états financiers.

La qualité de l’information financière est devenue une exigence de gouvernance. « C’est dans ce contexte que l’Union européenne a adopté, le 1er janvier 2005, les normes Ifrs pour les sociétés cotées et les entreprises qui publient des comptes consolidés », a déclaré M. Koné. Ces nouvelles normes, plus proches de la réalité économique, sont désormais appliquées par les entreprises internationales.

Aujourd’hui, l’interconnexion des places boursières met les investisseurs devant une multitude de choix. Les décisions se prennent plus rapidement du fait de la pertinence des informations fournies et de la possibilité de les comparer. Si le Système comptable ouest-africain (Syscoa) tire sa source des référentiels comptables français et internationaux Ifrs des années 2005-2007, il reste que depuis cette date, le référentiel français et les normes Ifrs ont subi bien des évolutions. Il y a donc nécessité d’adaptation. Le président Adama Koné a dit à cet effet : « Je voudrais préciser que le Syscoa n’est pas étranger aux normes internationales car ce référentiel, dès sa conception, a intégré des principes comptables internationaux. Ainsi, pour l’adapter au contexte mondial, la commission de l’Uemoa a entrepris sa révision ». Et c’est pour renforcer les capacités de tous les acteurs du marché sur la question que le Cnc les a réunis vendredi. Le directeur de cabinet du ministère de l’Économie et des Finances, Emmanuel Ahoutou Koffi, a indiqué qu’il s’agit de se doter de dispositifs internes fiables de traitement de données financières et comptables, permettant la production de supports d’aide à la décision. Surtout que, a-t-il ajouté, des dysfonctionnements ont pu se produire dans le système de production de données statistiques, avec la crise d’une dizaine d’années en Côte d’Ivoire. Les vertus de ces nouveaux outils sont nombreuses pour les entreprises, selon le président du Cnc.

Ils facilitent la lisibilité des comptes par rapport à ceux des concurrents et partenaires ayant déjà adopté les normes Ifrs. Ces normes apportent des réponses à la demande de plus en plus pressante des banquiers et investisseurs étrangers qui voudraient disposer d’états financiers en Ifrs. La présentation de comptes en Ifrs est de nature à valoriser une entreprise et par conséquent, lui offre des opportunités de lever des capitaux sur les autres places boursières du monde.

Adama Koné

Fraternité Matin

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