Le Burkina Faso, situé au cœur de l’Afrique occidentale, est en moyenne à 1000 km des côtes maritimes. Avec une superficie de 274 200 km, ce pays est caractérisé par trois types de climat : soudanien, soudano-sahélien et sahélien. Deux types de saisons marquent le cours de l’année : celle pluvieuse d’une durée maximale de cinq mois et une saison sèche pour le reste de l’année. Autant d’éléments qui apriori ne sont pas des atouts pour une bonne construction de l’économie nationale. Pourtant, le Burkina Faso peut tirer profit de ces pseudo-désavantages et ce à travers ses potentialités économiques.
Les secteurs porteurs
L’agriculture et l’élevage participent en moyenne pour 35% au PIB, créent de l’emploi et assurent un revenu à près 80% de la population.
Agriculture : Le Burkina Faso a des potentialités agricoles importantes. Seulement, elles sont insuffisamment exploitées. Ainsi, seulement 1/3 des neuf millions d’hectares de terre agricoles est exploité. Quant au potentiel de terres arables estimé à 165 000 ha, seulement 12% est exploité.
Elevage : le secteur de l’élevage regorge d’un potentiel élevé en ressources animales. Des créneaux porteurs restent la mise en place d’unités de charcuterie ou d’abattoirs frigorifiques orientées vers l’exportation.
Les mines : le secteur minier au Burkina Faso est en pleine croissance. Le pays découvre de plus en plus de potentialités importantes. Les recherches entreprises dans le domaine confirment la richesse du sous sol. Le nombre de titres miniers et autorisations est passé de 537 en 2008 à 599 en 2009. Avec six principaux sites miniers, le Burkina Faso a exporté 12,5 tonnes d’or en 2009. En 2010, la quantité exportée est de 23,5 tonnes. Actuellement, le zinc, l’or et le manganèse constituent les principales ressources minières.
Le secteur de l’immobilier : Le BTP (bâtiment et travaux publics) est un secteur important pour l’économie burkinabè. Les industries du BTP représentent 78% des entreprises du secteur industriel. Ce secteur connaît une croissance de 7,5 % par an en moyenne.
Tourisme et hôtellerie : Ce secteur est en parfaite expansion avec plus de 310 000 arrivées par an. Avec six zones touristiques, le Burkina Faso peut offrir aux visiteurs une gamme de produits allant du tourisme d’affaires, à la villégiature en passant par la chasse et les randonnées . A ce potentiel s’ajoutent de grands rendez vous comme le SITHO, le SIAO, le FESPACO, la SNC, la FILO, qui constituent de grandes vitrines de promotion du potentiel touristique.
Le secteur des télécoms : Le domaine de la télécommunication s’est sensiblement développé ces dernières années. La téléphonie mobile ou le fixe a été ouvert à de nouveaux opérateurs privés (trois pour le moment). Les produits d’internet se sont diversifiés avec l’ADSL (Asymetric Digital Subcriter Line). Il existe de nombreux fournisseurs d’accès. Mais l’offre demeure largement en deçà des attentes des consommateurs. Aussi les opportunités d’investissements restent t-elles la poursuite du maillage du territoire national par la fibre optique et le développement du Wireless Fidelity (WIFI).
De la nécessité d’investir au Burkina
Le Burkina de par sa situation géographique, peut constituer un hub économique. En effet, cette position centrale fait du pays, un carrefour privilégié pour tout investissement pour rayonner sur l’ensemble des pays de la sous région ouest africaine.
Sa relative stabilité politique en fait un cadre sécurisant pour la promotion des investissements. Le cadre juridique et fiscal est favorable aux affaires. Premier pays réformateur au sein de l’espace l’UEMOA, de l’OHADA et de la CEDEAO, le Burkina a une législation de travail souple.
L’attractivité extérieure du Burkina Faso se construit sur la compétitivité globale de son économie depuis l’amélioration de l’environnement et de la réhabilitation du système bancaire.
Nul doute, des rencontres d’affaire à l’image du forum des hommes d’affaire du Burkina et de France permettront de mieux échanger. Toute chose qui permet d’aboutir à des partenariats mutuellement avantageux.
Lucien Manzaba, pour Burkinapmepmi.com




