Abdoulaye Diop fait partie des «meilleurs ministres des Finances africains de l’année», distingués par différentes institutions de médias.
Ce week-end était jour de récompenses à Washington, la capitale des Etats-Unis d’Amérique. Les financiers et les banquiers étaient à la fête. Et comme souvent dans le monde de l’Economie, diverses écoles s’affrontent parfois sur les mêmes lieux, et au nom des mêmes principes. C’est ainsi que’en marge des rencontres annuelles de la Banque mondiale (Bm) et du Fonds monétaire international (Fmi), le Willard intercontinental hôtel de Washington a vu, les vendredi 23 et samedi 24, deux institutions du monde des médias, à savoir le site emergingmarkets.org, ainsi que le Groupe de presse African Banker, tous les deux basés à Londres, en Angleterre, distribuer des hochets à des banquiers et des ministres des pays d’Afriques, ainsi que de certains pays émergents.
Pour commencer par ce qui touche le Sénégal, Emerging markets a annoncé avoir primé le ministre d’Etat Abdoulaye Diop comme le meilleur ministre des Finances de l’Année. Le communiqué qui donne l’information souligne le travail accompli par le ministre d’Etat dans «la mise en place de réformes fiscales au cours des 12 derniers mois, qui ont résolument placé le Sénégal sur la carte de la finance internationale, à travers son emprunt obligataire réussi». Bien entendu, les gens ne se soucient pas de savoir ce que le pays a fait de cet emprunt obligataire, dont plusieurs observateurs ont affirmé qu’il n’aura servi pour une bonne part, qu’à régler les intérêts de certaines créances, et à donner du jus au plan Takkal, qui est censé résoudre nos problèmes d’électricité à moyen terme.
La veille, dans la même salle, un autre ministre africain des Finances, le Zambien Situmbeko Musokotwane, avait obtenu le même prix décerné par le Groupe IC Publications, qui édite le magazine anglophone African Banker. Parmi les nombreux récipiendaires, il y avait le meilleur dirigeant de banque de l’année, le Kenyan James Mwangi, qui dirige la Equity bank, la première banque au Kenya. Le titre envié de meilleure banque africaine de l’année est allé à la Standard bank group d’Afrique du Sud. L’année dernière, à la même place, c’est la marocaine Attijariwafa bank qui avait été récompensée. Cette année, elle n’est même pas classée.
Pour Emerging markets, le meilleur dirigeant de Banque centrale est le Nigerian Sanussi Lamido Sanussi, qui obtient ce prix deux années de suite. L’année passée, il avait été récompensé aussi par African banker.
Lequotidien.sn




