Dans le cadre du projet Dissémination de nouvelles technologies agricoles en Afrique (DONATA), l’Institut de l’environnement et de recherche agricole (INERA) a organisé le samedi 16 septembre 2011 à Kombissiri un atelier de création de la plateforme « Développement des produits transformés à la base de maïs ». La rencontre a réuni toutes les parties prenantes.
Les parties prenantes dans le domaine de la transformation du maïs se sont retrouvés samedi 16 septembre dernier, à Kombissiri pour une rencontre s’inscrivant dans le cadre du projet Dissémination de nouvelles technologies agricoles en Afrique (DONATA). Cet atelier, 3e du genre, fait suite à la mise en place des deux plateformes d’innovation du projet DONATA dans la province de la Sissili.
Le projet s’inscrit dans le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté. Il vise l’amélioration des revenus des producteurs agricoles en général, et la sécurité alimentaire, en mettant l’accent sur la diffusion et la maîtrise des nouvelles technologies, en particulier. Débuté en 2008, deux plateformes ont pu être mises en place et sont fonctionnelles : « la plateforme pour l’amélioration de la production du maïs dans la zone de Sissili et la plateforme pour l’amélioration de la commercialisation du maïs dans la zone de la Sissili ». Les débats se sont déroulés autour des questions liées à l’identification des défis, aux opportunités et aux priorités d’action de la plateforme transformation du maïs. Il s’est agi également de la sélection des technologies et des bonnes pratiques à promouvoir. Après les échanges, les participants se sont approprié le contenu du programme. Aussi, des propositions et amendements ont été apportés par les uns et les autres. Toute chose qui permettra d’améliorer la transformation du maïs en quantité et en qualité. Les participants ont eu droit à la synthèse du projet DONATA-Burkina Faso. De la synthèse, il ressort que les activités menées par les plateformes dans la province de la Sissili, ont permis de mettre à la disposition des producteurs des variétés de maïs.
Initiée par le Conseil ouest et centre-africain pour la recherche et le développement agricole ( CORAF) , la stratégie mise en œuvre par le projet DONATA dans les pays membres repose sur le concept de plateforme d’innovation regroupant des structures de recherche, des organisations de producteurs, des services techniques d’appui-conseil et de vulgarisation agricoles, des ONG et de la société civile.
Le docteur Sibiri Jean Baptiste Taonda, point focal du projet DONATA au Burkina a fait une présentation du programme des activités du projet. Il en ressort que le projet vise à promouvoir l’adoption et l’impact de technologies réussies, y compris les innovations paysannes et les bonnes pratiques. Dr Taonda a en outre, indiqué que DONATA s’inscrit dans les missions assignées à l’Institut de l’environnement et de recherche agricole (INERA) qui consistent à développer des activités de recherche pour appuyer le développement agricole. Dans cette logique, le projet DONATA est une opportunité pour l’institut de réussir l’adoption de ces technologies auprès des producteurs agricoles. L’efficacité et l’efficience de la diffusion des technologies et les innovations participent à l’accomplissement de cette mission. Le point focal a expliqué le choix de la région de Ouagadougou pour cette plateforme. La co-présidence de cette plateforme est assurée par Biégo Samssonna, président de l’Association des transformateurs des céréales du Burkina (ATCB) et par ailleurs, directeur de la Centrale de transformation des produits agricoles (CTRAPA). Le président de l’ACTB du Burkina, Samssonna Biégo, s’est réjoui de la mise en place de cette plateforme car selon lui, ce sont les différents maillons de la filière maïs du Burkina qui se sont retrouvés pour échanger sur la création de cette plateforme pour l’amélioration de la transformation du maïs. « Nous devons apprendre à transformer nos produits, il est nécessaire que nous maîtrisions tous les processus de transformation car c’est une question d’innovation et de mise en place d’un tissu industriel », a-t-il ajouté, en substance. Pour M Béogo, les principaux acteurs doivent développer une vision claire, afin que les autorités et les partenaires techniques et financiers puissent les accompagner, car tout le monde doit être partant pour le develpppement du pays.
Saibou BARRY
Sidwaya




