La feuille de route interne du nouveau patron de la BIA-Niger a fait sortir les faucons de leurs gongs. Une première passe d’armes sur les berges du fleuve Niger.
Promu aux commandes de la Banque Internationale pour l’Afrique (BIA-Niger), il y a seulement deux mois, suite au rachat des 35% des parts de la Belgolaise par Coris Bank International, devenue l’actionnaire de référence, le Sénégalais, Thierno Seydou Nourou SY est dans le collimateur d’un groupuscule d’agents affiliés au syndicat de la BIA. Pour cause, avance-t-on de source bien informée, les premières mesures d’urgence, d’assainissement et de bonne gouvernance prises par le nouveau patron.
Celles-ci vont à l’encontre des lobbys tapis dans l’ombre. «Depuis quelques jours les syndicats ont été embarqués dans une action contre le Directeur Général de la BIA, que d’aucuns ne comprennent pas «, commente-t-on à Niamey sous couvert de l’anonymat.
Selon des informations concordantes, parvenues à Les Afriques, certains agitateurs seraient à la solde de gros débiteurs de la banque. Les manifestations sont aussi soutenues par un groupe d’agents peu désireux de renoncer à des «privilèges financiers sans fondements » octroyés naguère, via des comptes ouverts à l’étranger et sans accord préalable du conseil d’administration.
Dans ce premier de bras de fer opposant le directeur général de BIA-Niger au syndicat, le groupe Coris Bank international a renouvelé sa confiance à son représentant à Niamey, lequel est engagé à ramener la plus vieille banque au Niger dans l’orthodoxie en matière de gestion.
Par Ismael Aidara
Les Afriques




