La rencontre entre les commerçants et le gouvernement tenue le 10 mars 2011 avait pour but de mieux organiser le commerce au Burkina Faso. Dans l’optique de donner suite à cette rencontre, le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (MATD), Jérôme Bougouma, ainsi que d’autres membres du gouvernement et le gouverneur de la région du Centre ont procédé à l’ouverture des négociations gouvernement-commerçants le 25 mars 2011 en présence des représentants des organisations et structures syndicales de commerçants.
Le gouvernement, dans le souci de mieux organiser la gouvernance du secteur du commerce au Burkina Faso, a rencontré les différentes associations et organisations syndicales le 10 mars 2011 afin de faire, avec elles, le point des difficultés du secteur. Cette première rencontre était en prélude à des négociations entre les deux parties. Le 25 mars dernier, les négociations ont été ouvertes par le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (MATD) Jérôme Bougouma, qui a procédé à l’ouverture desdites négociations avec les acteurs du secteur du commerce. Accompagné du ministre de l’Economie et des finances, Lucien Marie Noël Bembamba et de celui de l’Industrie, du commerce, de la promotion de l’initiative privée et de l’artisanat, Arthur Kafando, le ministre Jérôme Bougouma, après avoir souhaité la bienvenue aux responsables des associations et organisations syndicales de commerçants, a souhaité qu’un bon climat règne au cours des négociations.
Des difficultés à l’exercice du commerce
Il importe de souligner que c’est à l’issue de la rencontre du 10 mars que les commerçants ont interpellé le gouvernement sur les préoccupations « rendant difficile l’exercice de leurs activités ». L’ampleur des négociations a été telle que le gouvernement a souhaité un cadre plus large et formel afin d’aboutir à des résultats substantiels. Pour le ministre Jérôme Bougouma, l’importance du poids économique et social des commerçants n’est plus à démontrer, d’où la nécessité de se pencher sur ce secteur afin de le rendre plus compétitif. Les commerçants en participant aux négociations espèrent que leurs doléances seront efficacement traitées et ce avec diligence, eu regard aux problèmes qu’ils rencontrent ; des problèmes qui entravent leur essor et partant, celui de l’économie du Burkina Faso. Les préoccupations portent sur des domaines comme la circulation autour du marché Rod-Wooko que les commerçants souhaitent se faire en sens unique, la sécurité sur les axes routiers, la question du COTECNA dont ils estiment la fiscalité élevée.
Dénoncer les fonctionnaires commerçants
Une autre préoccupation et pas des moindres reste l’abattoir frigorifique de Ouagadougou. Du fait qu’il soit le seul et éloigné de la ville, il pose d’énormes difficultés aux commerçants. Sur ce point, les commerçants espèrent une décentralisation qui permettra une disponibilité de la viande et un gain en temps et en carburant. Les acteurs du secteur commercial estiment que les fonctionnaires en exercice qui font le commerce entravent sérieusement l’exercice normal de l’activité. Le ministre Arthur Kafando affirme que du fait que ce comportement soit bani, les citoyens sont invités à être collaboratifs et à dénoncer de tels comportements. La question des détaillants, grossistes et demi-grossistes préoccupe également les commerçants et est tout aussi majeure que les premières. Les doléances aussi diversifiées que le nombre des associations et structures syndicales seront débattues avec des experts qui guideront les acteurs directs que sont les commerçants. Les négociations prendront le temps nécessaire pour parvenir à une meilleure gouvernance du commerce a laissé entendre Paul Kaboré, représentant des centrales syndicales. « Au cours de ces négociations, le gouvernement fera de son mieux pour lever dans les limites de ses possibilités budgétaires et réglementaires les entraves à l’exercice rentable de vos activités », a rassuré le ministre Jérôme Bougouma de l’Administration territoriale et de la décentralisation, avant de déclarer ouvertes les négociations entre le gouvernement et les structures et associations de commerçants.
Aimé NABALOUM
Lepays.bf




