L’agence d’évaluation financière Moody’s a confirmé, lundi 12 décembre, qu’elle reverrait les notes qu’elle attribue aux dettes souveraines des pays de la zone euro et de l’Union européenne lors du premier trimestre 2012 en raison de l’absence de « mesures décisives » prises lors du sommet européen la semaine dernière. « L’absence de mesures pour stabiliser les marchés du crédit à court terme implique que la zone euro, et l’UE dans son ensemble, reste exposée à de futurs chocs et que la cohésion de la zone euro est menacée de manière permanente », explique l’agence de notation dans un communiqué.
Elle ajoute que la crise demeure à un stade critique et instable, les marchés des dettes souveraines et bancaires restant exposés à des perturbations aiguës que les autorités monétaires et financières auront de plus en plus en mal à juguler. « En conséquence, Moody’s entend toujours revoir les notes souveraines des pays de la zone euro et des pays de l’Union européenne au cours du premier trimestre 2012 ».
L’agence de notation avait indiqué, à la fin de novembre, que l’aggravation rapide de la crise de la dette dans la zone euro menaçait les notes de solvabilité de tous les pays européens, dans un « commentaire spécial » sur les pays européens. Pour Moody’s, aucun pays de la zone euro – ni la France ni ceux jugés les plus solides, comme les Pays-Bas, l’Autriche, la Finlande, voire l’Allemagne – n’est à l’abri d’un abaissement de note.
A propos du sommet européen et des pays de la zone euro vendredi, Moody’s indique que les mesures annoncées par les décideurs européens présentent peu de nouveautés et sont souvent similaires à celles déjà annoncées précédemment. « Les mesures annoncées ne changent pas le point de vue précédemment annoncé de Moody’s selon lequel la crise en est à une étape critique et volatile », conclut-elle.
Le Monde




