L’Organisation pour le renforcement des capacités de développement (ORCADE) a organisé, du 20 au 21 décembre 2011, un atelier sur les activités minières au Burkina Faso. Avec comme participants les maires et les populations des communes qui hébergent les sites miniers, cet atelier a eu pour ambition de constituer une tribune d’échanges et de partage d’expériences pour une bonne collaboration avec les compagnies minières. Aussi, cet atelier a servi de cadre pour la mise en réseaux des maires et des populations des communes abritant les sites miniers.
L’exploitation des sites miniers se passe dans un contexte de décentralisation. Cette exploitation devrait de ce fait constituer une occasion de développement pour les communes hébergeant les sites miniers. Mais, cela a des conditionnalités dont le partage d’expériences et la mise en réseaux des élus locaux et des populations des zones déclarées minières. C’est ce qui a motivé l’Organisation pour le renforcement des capacités de développement (ORCADE) à initier une rencontre d’échanges à cet effet. Cette rencontre a eu lieu du 20 au 21 décembre 2011 à Ouagadougou. Le secteur minier est en plein essor au Burkina Faso. De nombreuses compagnies se sont installées pour l’exploitation des sites découverts. A priori, cela pourrait être vu comme une donnée favorisant des entrées de devises pour le pays en général et pour les localités qui abritent ces sites en particulier. Car les taxes et autres issus de l’exploitation de ces sites alimentent les caisses de l’Etat. Il devrait également y avoir des retombées pour les communes où se situent ces sites.
« Beaucoup de choses restent à faire »
Mais à en croire Sadou Issa Tamboura, maire de Tongomayel et représentant des maires des communes abritant les sites miniers, ce n’est pas suffisant. « Beaucoup de choses restent à faire », dixit Sadou Issa Tamboura. Au fait, pour le maire de Tongomayel, il s’agit d’occasionner le maximum d’investissements de la part des compagnies qui exploitent les mines, car il faut laisser un héritage aux futures générations. Il l’a dit en ces termes : « Il faut qu’après la mine, nous puissions survivre avec les populations riveraines qui nous attendent demain ». Il n’a pas manqué de lancer une invite au ministère des Mines et à celui de l’Administration qui devront les soutenir dans leur démarche. « Avec le gouvernement, surtout avec le ministère en charge des mines en plus du ministère de l’Administration, on demande à ce que ces ministères puissent nous épauler pour que les populations riveraines puissent sortir des situations qui prévalaient avant. »
Les mines devraient voir évoluer leurs situations socio-économiques
Par ailleurs, le représentant des maires des communes hébergeant les sites miniers a fait savoir qu’ils s’attendaient à ce que les mines améliorent leurs conditions socio-économiques. Fort de cela, il a formulé le vœu que les compagnies reversent directement aux communes ce qui leur revient afin qu’elles investissent pour leur développement. Il faut signaler l’attachement du maire Tamboura à la création d’un réseau entre maires des communes de sites miniers et entre populations de ces zones. Pour Moses Kambou, directeur exécutif de l’ORCADE, au regard du nombre croissant des sites miniers, sa structure a ressenti la nécessité d’organiser en réseau, toute chose qui renforcera leurs capacités à faire du lobbying et des plaidoiries.
Boureima DEMBELE
Le Pays




