L’Association professionnelle des institutions de microfinance du Burkina Faso (APIM-BF) organise une assemblée générale extraordinaire à Ouagadougou, les jeudi 16 et vendredi 17 décembre 2010, à Ouagadougou. Cette activité vise à recadrer les actions de l’institution.
Au vu de la situation économique mondiale difficile, les institutions financières cherchent à mieux s’y adapter. Et l’Association professionnelle des institutions de microfinance du Burkina Faso (APIM-BF) n’est pas en reste. Pour ce faire, elle a organisé une Assemblée générale extraordinaire à Ouagadougou. L’objectif principal de cette rencontre est de réfléchir aux stratégies de financement de la structure et de modifier ses statuts et son règlement intérieur.
Selon M. Mahamadou Ouédraogo, président de l’APIM-BF, « le secteur de la microfinance dans la zone UEMOA est marqué ces derniers temps, par des difficultés majeures qui menacent ses acquis ». Il a énuméré entre autres, la mauvaise gouvernance, la méconnaissance des bonnes pratiques, l’absence ou la faiblesse du contrôle interne, l’insuffisance de ressources financières. Ce sont selon lui, des difficultés réelles dont chacun des membres de l’association est conscient.
Il a en outre, exhorté les participants à les examiner avec sérieux et pragmatisme, en mettant à contribution toutes les ressources humaines et financières. Pour les responsables, l’Association connaît des problèmes financiers qui entravent son fonctionnement. Le rapport présenté par la secrétaire exécutive, Mme Perpétue Coulibaly, en était une preuve. Il ressort en effet de sa communication que ces cinq dernières années, c’est-à-dire de 2005 à 2009, les revenus produit par les membres s’élevaient à environ cinquante et un million cinq cent mille
(551 500 000) F CFA, alors que les dépenses effectuées revenaient à cent cinquante millions de (150 000 000) F CFA. Pour eux, il y a nécessité de revoir les cotisations à la hausse pour permettre à la structure de continuer à fonctionner. Par ailleurs, les communicateurs ont signifié que durant l’année 2009, 33% des revenus provenaient des cotisations des membres, contre 67% pour les financements extérieurs. Mme Coulibaly a saisi l’opportunité pour présenter les services offerts par l’APIM-BF. Elle a énuméré, entre autres, les services de base, les services à la pièce, c’est-à-dire ceux qui sont rendus contre paiement et les services sur financement qui sont soutenus par des structures externes.
Les sous-sections des services de base regroupent les plaidoyers et lobbiying sur les cadres juridiques et réglementaires, le renforcement des capacités, la professionnalisation et la promotion des pratiques. Il y a aussi le renforcement des capacités, la professionnalisation et la promotion des pratiques. Il y a aussi le renforcement de la solidarité au sein du groupe.
Pour ce qui est des services offerts à la pièce il faut noter la formation des formateurs, les ateliers de formation et la formation diplômante. Les services sous financement concernent l’information des membres et du public, les supports de cours, le suivi post-formation et des sujets d’intérêt commun. L’association envisage de mieux s’organiser pour une meilleure défense des intérêts des membres et la mise en place d’une structure pour le suivi des sujets d’intérêt commun. Elle envisage aussi de structurer le canal de communication entre les membres et de renforcer la discipline.
L’APIM-BF regroupe quarante-cinq institutions au Burkina et des structures homologues existent dans plusieurs pays de la sous-région, à savoir le Bénin, le Togo, le Mali et la Côte d’Ivoire.
Daniel ZONGO
Source : sidwaya.bf




