Environ 360 personnes ont pris part au premier forum national des marchés publics, tenu les 27 et 28 octobre 2011 à Ouagadougou. Ont pris part à la rencontre, des acteurs du domaine des marchés publics à savoir, des représentants de l’Etat, des partenaires techniques et financiers, des opérateurs économiques, de la société civile, etc.
A l’issue des deux jours d’échange, les participants ont fait des recommandations dont la plus essentielle reste l’institutionnalisation du forum des acteurs des marchés publics avec une périodicité de deux ans. Ils ont aussi souhaité la mise en place d’un comité de suivi, composé de l’administration, des collectivités territoriales, de la société civile et du secteur privé. Ce comité sera chargé de l’élaboration d’un plan d’action et de suivi-évaluation des actions à mener.
Le chef du gouvernement, Beyon Luc Adolphe Tiao, a rappelé, à la clôture du forum, les trois grands axes qui ont ponctué les réflexions. A l’entendre, les réflexions ont porté d’abord, sur la lourdeur, la célérité et la transparence dans le traitement des dossiers de marchés publics et de délégation de service public. Ensuite, sur le dispositif de gestion des marchés publics, des délégations de service public et la promotion du secteur privé. Enfin, le troisième thème avait trait à la modernisation de la gestion des marchés publics.
« Les discussions très nourries durant vos travaux, ont relevé un élément très important : notre désir commun de trouver des solutions concertées à une question qui revêt un intérêt certain, celle d’améliorer notre système de gestion des marchés publics », a souligné le Premier ministre.
Luc Adolphe Tiao dit être conscient que deux jours sont insuffisants pour diagnostiquer, de fond en comble, les dysfonctionnements dans la passation des marchés publics et apporter toutes les solutions requises.
Vers le renforcement des sanctions
Cependant, il pense que les deux jours de travaux ont permis de poser les bases visant à envisager un meilleur avenir du système des marchés publics au Burkina Faso.
Le chef du gouvernement a particulièrement insisté sur quatre points qui lui paraissent primordiaux. Premièrement, la nécessité de mettre en place une stratégie de renforcement des capacités de tous les acteurs. Deuxièmement, la nécessité pour l’ensemble des acteurs, de veiller au respect des délais d’engagement et sur la qualité des œuvres qui conditionne la performance du système. En troisième lieu, la nécessité de se doter d’une stratégie de lutte contre la corruption spécifique aux marchés publics et aux délégations de service, tout en renforçant les systèmes de sanction. Quatrièmement, enfin, la nécessité de mettre en place un comité de suivi des conclusions du forum.
Par ailleurs, Luc Adolphe Tiao a rassuré les participants au forum que les conclusions et recommandations auxquelles ils sont parvenus seront prises en compte, dans le cadre de la relecture en cours des textes régissant les marchés publics. Selon lui, à la lecture des conclusions auxquelles sont parvenus les participants, on note qu’il est impérieux de travailler à alléger et à moderniser le dispositif existant pour le rendre plus efficace et conforme aux standards internationaux et communautaires. Il avait souligné à l’ouverture des travaux que le gouvernement, en initiant le forum, veut offrir l’opportunité à la communauté des intervenants du domaine des marchés publics et des délégations de service public, d’évaluer les performances du dispositif en vigueur depuis 2008.
Alban KINI
Sidwaya




