L’affaire qu’il convient dorénavant d’appeler malversation sur les indemnités de la Fonction publique à Banfora connaît à nouveau des rebondissements. Le 26 mars 2010, deux agents du Trésor en poste à Ouagadougou ont, a-t-on appris, été déposés à la Maison d’Arrêt et de Correction de Banfora (MACB) pour les besoins de l’enquête.
Ce qui porte le nombre d’agents résidant à Ouagadougou et incarcérés à la MACB à 3 puisqu’un premier avait été arrêté en septembre en même temps que le cerveau de la malversation. Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Banfora que nous avons rencontré n’a pas voulu se prononcer sur la question.
« Lorsqu’une affaire est en instruction, aucune information y relative ne peut être donnée », a-t-il fait savoir. Mais, selon toute vraisemblance, les deux agents ont été cités dans la déclaration du cerveau du groupe et par le collaborateur de celui-ci.
Ils seraient donc interpellés pour corruption passive. L’un aurait reconnu avoir régularisé la situation du cerveau du groupe mais il précise qu’il l’a fait au moment où l’intéressé intégrait la Fonction publique ; donc bien avant la création du réseau de faussaires. Cette affaire, vieille déjà de 8 mois, a conduit à la suspension de 43 enseignants de la Comoé parmi lesquels le cerveau de la malversation, ses collaborateurs directs et deux agents de la mairie de Banfora.
Source : lepays.bf




