Plus d’une année après sa fermeture pour des raisons économiques, Dafani S.A, la principale unité industrielle de transformation au Burkina, annonce son retour en juillet, a appris APA auprès des responsables de cette usine.
Le président du Conseil d’administration, Oula Traoré, a déclaré que « la société était sous-capitalisée, avec un crédit bancaire devenu trop lourd à supporter. Cela nous a amené à cette situation », a-t-il déclaré.
La remise à flot de l’entreprise a été possible grâce à un plan de restructuration de la dette et de mise à niveau.
Le rééchelonnement de l’encours de la dette permettra d’alléger le poids écrasant de cette dette et donnera une bouffée d’oxygène à la société.
Un pool bancaire et financier composé d’Ecobank, la Banque commerciale du Burkina (BCB), la Banque sahélo-saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC), Burkina Bail et Alios Finances Burkina, a accepté d’accompagner Dafani S.A
Les 64 actionnaires, tous Burkinabè, ont décidé de faire passer le capital de 750 millions à 2,2 milliards de francs CFA.
L’Etat burkinabé a également joué sa partition en octroyant à la société 2 milliards de francs CFA avec en prime une participation au capital à hauteur de 700 millions de francs CFA.
L’entreprise qui a nécessité un investissement initial de 4 milliards de francs CFA, compte reconquérir son marché local et international grâce à la qualité de ses produits qui avaient déjà séduit les consommateurs d’Afrique, d’Europe et des pays arabes.
La renaissance de Dafani est également une bouffée de sauvetage pour la filière fruits et légumes du pays, dont la production annuelle est estimée à
400 000 tonnes pour plus de 30 000 producteurs.
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