Organisé sous l’égide du gouvernement burkinabé pour la troisième fois, en partenariat avec l’Union européenne et Microsoft Afrique, le présent forum se tient jusqu’au 19 courant.
Cette année, il se déroule sur le thème « La cyber-sécurité » pour créer la confiance dans l’utilisation des services de la société de l’information en Afrique.
Il réunit dans la capitale du Faso, des chefs d’Etat africains dont Faure Gnassingbé du Togo, 14 ministres de dix gouvernements africains, 339 participants issus de 55 pays dont 42 pays d’Afrique.
Parmi les pays participants figurent la Belgique, l’Autriche, la France, l’Allemagne, Israël, la Malaisie, les Pays-Bas, le Pakistan, la Suisse, Taiwan, les Emirats arabes unis, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis ainsi que de nombreux experts dont le président de Microsoft Afrique, Cheikh Modibo Diarra.
Les TIC et l’internet sont entrés dans de pans entiers des activités humaines et facilitent grandement leur exécution au point qu’il est difficile de s’en passer. Que ce soit dans le domaine de l’éducation, de l’information, de la communication, de la santé, des transports, de la distribution, de la défense, etc., on recense et apprécie positivement l’apport des TIC et de l’internet. En raison des bienfaits de ces outils, il est juste de les vulgariser dans toutes les contrées du monde afin que tout un chacun, individu, État, collectivité et entreprise, puisse en tirer meilleure partie.
C’est d’ailleurs l’idée originelle du Forum panafricain sur le partage des meilleures pratiques dans le domaine des TIC que le Burkina a initié et organise depuis trois ans en partenariat avec Microsoft et le soutien de l’UE. Cette rencontre, en fait, vise à vulgariser les bonnes pratiques de ces outils surtout dans les pays pauvres afin qu’ils s’en inspirent pour impulser leur développement.
Mais aujourd’hui, l’ampleur de la cybercriminalité est telle qu’elle freine l’engouement de plus d’une personne pour les TIC et internet. C’est conscients de ce danger que les initiateurs du forum ont opté de placer le thème de cette 3e édition sous le thème « La cybersécurité pour créer la confiance dans l’utilisation des services de la société de l’information en Afrique ». Un thème pertinent pour Hamadoun Touré, secrétaire général de l’Union internationale de télécommunication (UIT), car « la cybercriminalité coûte 1000 milliards de dollars chaque année ». Il a soutenu que « nous sommes plus vulnérables que nous ne le pensons.
La cybercriminalité est un fléau mondial qui appelle à une riposte mondiale ». Cette question préoccupe beaucoup Microsoft selon son président Afrique, Cheick Modibo Diarra. Il a déclaré qu’en 2009 sa société a pu détecter plus de 126 millions de types de programmes malveillants. Il a aussi ajouté que la cybercriminalité prend la forme de l’escroquerie classique mais sur internet. Pour endiguer ce fléau, Cheick Modibo Diarra propose des législations vigoureuses mais aussi une éducation et une sensibilisation des populations.
C’est Théo Hoorntje qui a livré le message de l’ambassadeur, chef de la Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Amos Tincani. Pour lui, dans le domaine des TIC, « les défis sont grands et les opportunités également ». Il a déclaré que ces outils sont déclencheurs d’innovations et s’est réjoui qu’en Afrique, les TIC s’implantent très rapidement. En procédant à l’ouverture du forum, Blaise Compaoré, le président du Faso, a déclaré que les TIC sont en mesure d’accélérer le développement du continent, car ils permettent de faciliter les activités de développement humain individuel et collectif.
Pour lui, « dans un monde interconnecté, la cybercriminalité représente un enjeu majeur. Et nos efforts de vulgarisation de TIC seront vains si la sécurité et la confiance ne sont pas établies dans leur usage ». En effet, la société de l’information ne peut pas réaliser les espoirs placés en elle si le cyberespace n’est pas sécurisé. Durant trois jours, les forumistes vont échanger sur cette question sans occulter le partage des meilleures pratiques dans le domaine des TIC.
Les participants vont débattre du développement de contenus locaux pour une pérennisation de l’économie des connaissances en Afrique, ainsi ils vont aborder le développement des compétences techniques pour mieux s’insérer dans la société de savoir et garantir la sécurité et la gestion des catastrophes par les TIC.
Organisé pour la première fois en 2007 sur initiative du gouvernement du Burkina Faso et de Microsoft Afrique, le forum a pour ambition d’appuyer les gouvernements africains dans leurs efforts de recherche de meilleures pratiques et solutions afin d’accélérer le développement local.
Sources : Observateur.bf et la PANA




