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L’UEMOA veut créer une industrie textile régionale dynamique

L’Union économique monétaire ouest-africaine (UEMOA) ambitionne de créer un pôle industriel sous régional de transformation du coton, a appris APA auprès de la Commission dont le siège est à Ouagadougou.

Cette ambition épouse la tendance à l’embellie de la filière, cinq ans après la grande dépression qu’elle a subie.

La production africaine de 2010-2011 devrait être en hausse de 15 %, ce qui témoigne de la remontée du coton en Afrique, selon l’Association cotonnière africaine.

Une ‘’Etude d’identification et de promotion d’unités industrielles régionales dans la filière coton de l’UEMOA’’ menée sur financement de la BOAD et du Centre de développement des entreprises (CDE) indique qu’’’une industrie textile régionale dynamique, transformant 25 % de la production cotonnière locale, générera 50.000 emplois industriels’’.

Aussi, l’objectif, en partenariat avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), est de promouvoir le ‘’développement des coopérations transfrontalières entre les différentes sociétés cotonnières nationales de façon à harmoniser leurs stratégies et méthodes d’intervention, réduire les coûts d’approvisionnement en intrants, développer les synergies et réduire les coûts de collecte, d’égrenage et d’acheminement aux ports’’.

Pour beaucoup de spécialistes des questions cotonnières, face aux difficultés de la filière, les espoirs reposent sur des investisseurs pour transformer sur place le coton et favoriser l’émergence d’une véritable industrie textile sous-régionale.

C’est dans ce cadre que la Commission de l’UEMOA a encadré les quatre pays co-auteurs de l’Initiative sectorielle en faveur du coton auprès de la BAD (Bénin, Burkina, Mali et Tchad) pour la détermination d’un programme multinational d’amélioration de la compétitivité de la filière coton-textile.

Ce partenariat a heureusement abouti à la signature d’un accord de financement de l’ordre de 27 milliards de FCFA destiné à soutenir l’accès aux intrants, à la plus grande productivité du coton graine, à la réalisation de pistes rurales, à la formation de jeunes et femmes évoluant dans le secteur artisanal.

Au Burkina Faso tout comme au Mali, le défi de la transformation locale du coton continue d’alimenter les débats.

Ces deux pays, premiers producteurs africains de l’or blanc, transforment moins de 3% de leur production.

De 41 unités industrielles textiles dans les pays de l’Union en 1980, seule la moitié aujourd’hui est encore en activité, avec des fortunes diverses et doit faire face à l’invasion des produits asiatiques.

Les professionnels des industries cotonnières et textiles des pays membres de l’Union déplorent le faible taux de transformation locale de la production cotonnière dans la zone.

’’De nos jours, souligne l’étude les industries locales n’arrivent pas à transformer plus de 5% du million de tonnes de coton fibre produit annuellement pendant que la demande est très forte ».

TT/cat/APA

Afrique Avenir

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