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Les experts saluent l’essor de la microfinance dans la zone UEMOA

APA-Dakar (Sénégal) L’essor de la microfinance dans la zone de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA) a été salué comme un choix pertinent initié par la Banque centrale de l’espace, la BCEAO, a constaté APA lundi à l’ouverture à Dakar d’un atelier de restitution de quatre études sur le renforcement des systèmes financiers décentralisés.

Ce choix de la microfinance comme approche de éveloppement a retenu l’attention de Moussa Dieng, Directeur de la réglementation et de la supervisions des systèmes financiers décentralisés du Ministère de l’économie et des finances du Sénégal.

Selon M. Dieng, les résultats globaux enregistrés par la microfinance de l’UEMOA au cours de la décennie écoulée justifient cette pertinence.

Il estime en effet que de 1993 à nos jours, il a été noté dans la zone UEMOA une forte croissance du nombre de système financiers décentralisés (SFD).

Le constat qu’il dégage est que plus de 15 % de la population active de cette Union a accès aux services financiers offerts par ces institutions dont les crédits octroyés représentent plus de 8% des financements bancaires.

En 2006, soutient M. Dieng, l’activité touchait plus de 7 millions de personnes sur les 75 millions d’habitants de l’UEMOA, indiquant que 700 institutions représentant plus de 4.200 points de vente collectaient 327,2 milliards de FCFA, soit 7 % des dépôts détenus bancaires.

Il en résulte un encours de crédits de 335,9 milliards de FCFA, soit 8 % des crédits du système bancaire, précise M. Dieng, notant toutefois que les évaluations faites par la BCEAO et les partenaires au développement ont mis en exergue des dysfonctionnements dans le secteur de la microfinance.

Ces études portent sur la viabilité financière des SFD réalisé en 2002 dans les Etats membres de l’UEMOA à l’exception de la Guinée Bissau, ainsi que les revues des secteurs financiers de la Cote d’Ivoire et du Sénégal.

Les dysfonctionnements en question sont susceptibles de fragiliser les progrès accomplis vers un accès plus large et mieux sécurisé des populations aux services financiers.

Parmi les facteurs explicatifs, M. Dieng signale les problèmes de gouvernance, la dégradation de la qualité du portefeuille, les insuffisances des systèmes d’information de gestion et la faible efficacité des mécanismes de surveillance interne et externe.

MS/mn/APA

Source : apanews.net

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