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Les Conseils économiques et sociaux africains plaident pour l’application du pacte mondial pour l’emploi

Les Conseils économiques et sociaux d’Afrique, réunis à Dakar, proposent la mise en oeuvre du Pacte mondial pour l’emploi. Cette proposition découle, du constat que la question de l’emploi constitue le défi principal de la communauté internationale et, en particulier de l’Afrique qui enregistre les taux de chômage parmi les plus élevé du monde.

Ainsi, pour ces conseil, l’application du pacte pour l’emploi, adopté en juin 2009 par l’Organisation international du Travail ( OIT), le G20 (groupe des pays les plus riches) et d’autres organisations internationales, pourrait constituer une réponse à la crise de l’emploi.

En Afrique, les obstacles à la création d’emploi sont multiples et divers, selon les conseillers. Il s’agit entre autres, notent-ils, de la faible articulation des politiques d’emploi aux autres politiques macro-économiques et sectorielles, du manque de statistiques sur l’emploi et le marché du travail ainsi que la faiblesse du contenu en emploi de la croissance économique.

La rencontre de Dakar visait à faire adopter aux différents Conseils économiques et sociaux une approche méthodologique par l’ évaluation des politiques publiques, afin de concrétiser la déclaration de Cotonou (Bénin 2010) sur le rôle des conseils dans la mise en oeuvre du Pacte mondial pour l’emploi.

Ce pacte propose un certain nombre de mesures dont l’emploi et la protection sociale, qui sont une priorité en Afrique. D’après le Pr Antonio Marzano président de l’Association internationale des Conseil économiques et social, le travail doit s’effectuer dans des conditions de dignité et dans le respect de l’égalité ( hommes-femmes), des chances et des libertés civiles.

Seulement, il y a un fossé entre les objectifs proclamés et la réalité sur le terrain en Afrique. Par exemple, confie Dramane Haïdara, le directeur adjoint du Bureau international du Travail ( BIT) pour l’Afrique de l’Ouest, « le taux de chômage y est, déjà élevé. Et quand on y ajoute le sous-emploi, on atteint des proportions très élevées entre 20 à 40% ». Quant à la protection sociale, il n’y a pas plus de 10% de la population active africaine qui bénéficie d’un minimum de protection ou de couverture sociale.

Pour le dialogue social, les cadres de concertations ne sont pas encore opérationnels, informe M. Haïdara. Autre difficultés, « il n’y a pas les données statistiques pour pouvoir mesurer les progrès réalisés. De surcroit, une pléthore de structures interviennent dans le domaine de l’emploi. Ce dernier est aussi très souvent considéré comme le seul objectif du ministre du travail ou de l’emploi alors qu’il est transversal.

La question de l’emploi doit prendre en compte la dimension macro-économiques mais aussi les autres politiques sectorielles », ajoute le directeur du BIT pour l’Afrique de l’Ouest. Dans les recommandations de la rencontre de Dakar pour la mise en oeuvre du Pacte mondial pour l’emploi, la protection sociale et l’égalité entre les genres occupent une place centrale. Les conseillers demandent aussi de favoriser le positionnement de la petite et moyenne entreprise comme outil fondamental pour répondre à la crise.

AFRICATIME.COM

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