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Les banques de développement se mettent en réseau

Dorénavant les actions pour financer la lutte contre les changements climatiques, les infrastructures publiques et le développement social seront mieux coordonnées . En décidant de la création de l’International Development Finance Club (IDFC), les présidents et directeurs généraux de 19 Banques de développement nationales et sous-régionales entendent apporter une réponse à la hauteur de ces ambitions. A l’occasion de son lancement, Ulrich Schröder, PDG de KfW Bankengruppe et désormais président du Club, s’est montré enthousiaste : « Nous sommes fiers d’avoir pu rassembler des institutions de renommée mondiale innovantes et compétentes dans le financement des pays émergents, ayant déjà accompli des réalisations remarquables en finance de développement. Nous voulons combiner nos forces et répondre conjointement aux défis planétaires actuels comme les changements climatiques ».

Une synergie au service du développement

Les membres-fondateurs du Club comprennent l’Agence Française de Développement (AfD), la Banco Estado (Chili), la Bancoldex (Colombie), la BNDES (Brésil), la BSTDB (Grèce), la BCIE (Honduras), la CDB (Chine), la Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc (CDG), la HBOR (Croatie), l’Indonesian Exim Bank, la TSKB (Turquie), la JICA (Japon), la KfW (Allemagne), la KOFC (Corée du Sud), la NAFIN (Mexique) et la VEB (Russie).

Les initiateurs, qui ont signé la Charte de ce nouveau réseau, en parallèle aux travaux des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, mettent déjà en place un groupe de travail, composé de 5 institutions, dont la CDG marocaine pour le continent africain, et devant élaborer un document assez exhaustif sur la finance climatique ainsi que sur sa mise en oeuvre. Si l’agenda du nouveau Club comprend la réelle participation à la promotion de partenariats entre des Banques de développement nationales et régionales, aussi bien au niveau international que national, afin d’agir de manière concertée et efficace, il appréhende d’ores et déjà très sérieusement, sa contribution, relativement à la finance climatique, au « Rio+20 », réunion des Nations Unies, prévue en juin 2012.

Pour sa part, Anass Alami, directeur général de la CDG, seul représentant du continent africain à ce Club, a plaidé pour une participation active aux travaux du réseau aux côtés de ses pairs, pour parachever les causes nobles qu’il s’assigne comme desseins.

D. MBaye | lesafriques.com

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