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Les artistes plasticiens burkinabé en quête de visibilité et de reconnaissance

La deuxième édition de la Fête internationale des arts plastiques de Ouagadougou (FIAPO), ouverte le 1-er octobre dernier, se poursuit jusqu’au 30 octobre dans le souci de donner visibilité et reconnaissance au secteur au Burkina Faso.

’’Notre souci c’est la visibilité et la reconnaissance de notre secteur d’activité. Nous voulons que ça soit un moment important pour la reconnaissance des arts plastiques au Burkina Faso’’, a indiqué Vincent Koala, membre du comité d’organisation de la manifestation dont la première édition s’est déroulée en 2009.

’’Nous sommes dans une situation de recherche et de réflexion. C’est pour cela que nous acceptons tous les espaces qui ont voulu présenter des artistes et des œuvres. La question va s’approfondir’’, a-t-il dit lors d’un atelier de formation de journalistes culturels d’Afrique de l’Ouest.

Pour l’édition 2010 de la FIAPO, 13 espaces accueillent quelque 74 artistes venant du Burkina Faso et du Togo. Pour la première édition, il n’y avait que des Burkinabé.

Selon Vincent Koala, le but est d’établir ’’un lien dynamique entre les espaces et les créateurs’’. ’’Nous voulons ainsi mettre nos possibilités au service de la promotion des artistes, a-t-il dit. L’objectif est de créer un substrat solide pour développer la formation.’’

M. Koala, directeur de l’Organisation de dynamisation des arts et spectacles e Afrique (ODAS Africa), a déploré le fait que l’Etat burkinabé n’accompagne pas les artistes plasticiens dans leur quête de reconnaissance sur la scène culturelle nationale et internationale.

’’Pour le moment, nous vivons par la communication. La Fête des arts plastiques s’inscrit dans ce cadre’’, a-t-il indiqué, relevant que des artistes se sont mobilises autour de cette fête, ’’dans un contexte où rien n’est dédié aux arts plastiques, ni en termes de formation ni sous forme d’aide’’.

Il a ajouté : ’’C’est le système d’accompagnement qui n’existe pas. Nous voulons donc travailler sur la visibilité, la promotion des espaces d’expression pour faire bouger les choses’’.

La stratégie des organisateurs consiste à rassembler le maximum d’artistes autour d’un grand nombre de lieux, encourager la libre adhésion des artistes, a-t-il indiqué, précisant que pour cela aucun niveau de sélection ni de censure n’a été posé.

L’initiative d’organiser cette fête des arts plastiques est partie d’un hommage à Elisabeth Gouin, qui a aidé des artistes et promu des vocations. Un prix portant son nom a été instauré, pour ’’célébrer l’excellence’’.

Le jury travaille sur ’’un mode de sélection simple’’ et ’’fait se croiser le regard d’universitaires, d’écrivains, d’hommes d’affaires, de journalistes, de professionnels, de collectionneurs, etc.)’’, explique Vincent Koala.

ADC/CTN

Aps

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