APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) Plus de 100 artisans membres des pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), formés à la teinture naturelle à partir de l’énergie solaire, exposent depuis cette semaine leurs œuvres à la Bibliothèque nationale de Côte d’Ivoire autour du thème « Artisanat traditionnel et débouchés commerciaux », a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.
Ces journées dites de « l’artisanat traditionnel d’Abidjan » s’articulent autour des expositions-ventes de produits de l’artisanat traditionnel des Etats membres de l’UEMOA et des conférences.
Mme Meyer Louise de l’ambassade des Etats Unis à Abidjan, par ailleurs coordonnatrice du projet « Four Solaire » (énergie solaire pour la teinture) a expliqué dans un entretien à APA, que cette exposition est partie du constat relatif aux besoins dans le nord de la Côte d’Ivoire où les femmes étaient occupées à faire les travaux ménagers et trouvaient peu de temps à se donner aux activités de l’artisanat.
« J’ai parlé du Four Solaire parce que c’est en Côte d’Ivoire que j’ai ressenti le besoin parce que dans le nord, j’ai travaillé avec les artisans et les artisanes. Les femmes n’avaient pas une minute dans la journée pour elles-mêmes pour faire leur l’artisanat », a-t-elle expliqué.
Elle a expliqué cette situation par le fait que les femmes manquaient de temps à cause notamment « des occupations domestique qui consistait à aller chercher le bois, chercher l’eau, cuir le repas, laver les habits, filer le coton », etc…
Selon Mme Meyer, « importer les fours solaires ne sera pas économiquement viable, il faut une fabrication locale ».
« Il y a des fours solaires modernes qu’on peut fabriquer soit même et apprendre sur Internet ce qui permet de fabriquer le four solaire. Ce que j’ai emmené ici a été fabriqué au Mexique et le faire venir du Mexique ici ce n’est pas économiquement viable, il faut une fabrication locale », a insisté Mme Meyer.
Selon elle, l’Afrique a une grande richesse. C’est le soleil. L’avantage, c’est d’utiliser une source combustible qui n’est ni gazeuse, ni du bois mais le soleil qui ne coûte rien ».
« Puisque nous sommes avec les artisans, en plus de la nécessité de faire le repas ils ont la nécessité d’épargner le bois pour faire la teinture. Ca permet d’épargner de l’argent parce que le gaz est cher et le bois ce n’est pas toujours gratuit » a-t-elle souligné.
Pour l’initiateur de ce projet, Mr Ali Coulibaly, la journée de l’artisanat traditionnel a pour objectifs de promouvoir les produits de l’artisanat et favoriser les échanges entre les artisans de la zone UEMOA.
Elle vise également à organiser les circuits de distributions de produits de l’artisanat traditionnel, rechercher des débouchés commerciaux, promouvoir les produits de l’espace UEMOA et améliorer les revenus des artisans de cet espace économique sous régional.
Ces journées qui ont démarré lundi, prennent fin le dimanche 27 décembre prochain.
Source : afriqueavenir.org




