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Les Africains invités à investir davantage dans les infrastructures rurales

« Ces problèmes d’infrastructures donnent lieu à des pertes post-récolte comprises entre 10 et 90 pour cent en Afrique », a déclaré M. Hartmann lors d’un séminaire international de trois jours organisé par l’IITA sur « L’écoulement des produits agricoles sur les marchés ».

M. Hartmann a préconisé des efforts concertés et une orientation vers un transport rural de qualité afin que l’Afrique cesse d’être un réceptacle de l’aide alimentaire car, selon lui, « il n’y a pas de dignité dans le fait de demander une aide alimentaire ».

Il a indiqué qu’avec la mise en place des politiques et infrastructures adéquates, l’Afrique pourrait parvenir à l’auto-suffisance en matière de production alimentaire et tripler sa production agricole annuelle actuelle.

En plus des problèmes énergétiques et d’infrastructures, le directeur général de l’IITA a souligné que les récoltes en Afrique sont également exposées à des risques biologiques et commerciaux.

Les risques biologiques sont, a-t-il précisé, les insectes nuisibles et les maladies, tandis que les menaces commerciales sont les systèmes de taxation, les barrières frontalières et la corruption des agents gouvernementaux.

Il a indiqué que les routes rurales pouvaient réaliser la prouesse non seulement de réduire le coût de la production agricole, mais également permettre aux populations du continent d’avoir accès aux marchés et de se développer.

En intervenant également dans le cadre de ce séminaire, George Banjo, spécialiste principal des transports du Programme des politiques de transport en Afrique sub-saharienne (SSATP), a indiqué que les investissements dans les routes rurales aideraient les pays en développement à sortir du piège de la pauvreté.

« Ils vont également renforcer la contribution du secteur agricole à la croissance rurale et à la réduction de la pauvreté en Afrique sub-saharienne », a estimé M. Banjo, ajoutant que le développement du réseau routier rural faciliterait le transport et permettrait aux producteurs d’avoir un meilleur accès aux marchés.

Actuellement, plus de 80 pour cent de la production agricole est transportée par la route en Afrique.

Malgré des conditions agro-écologiques favorables, l’Afrique sub-saharienne reste un importateur net de produits alimentaires avec certains de ses Etats membres qui dépendent de l’aide des bailleurs.

Les participants à ce séminaire représentent le secteur privé, des Etats membres de l’Union africaine (UA), sept gouvernements nationaux, des partenaires au développement, des Organisations non-gouvernementales, des organisations communautaires, ainsi que des institutions universitaires et de recherche.

Le séminaire a pour objectif de promouvoir un dialogue interactif entre divers partenaires sur la sécurité alimentaire, l’agriculture et le transport rural.

Il est organisé dans le cadre d’une collaboration entre l’Africa College de l’Université de Leeds, le SSATP de la Banque mondiale et l’IITA basé dans la ville d’Ibadan (sud-ouest du Nigeria).

FIN/INFOSPLUSGABON/PML/GABON 2010

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